Home Santé Santé : les anneaux, l’IA outil extraordinaire mais la responsabilité reste du côté du médecin

Santé : les anneaux, l’IA outil extraordinaire mais la responsabilité reste du côté du médecin

0 comments 22 views

Publié le 20 février 2024 10:22:00. L’intelligence artificielle représente un outil puissant pour la médecine, mais la responsabilité médicale demeure primordiale, a souligné le président de la Fédération Nationale des Ordres Médicaux (FNOM) lors de la sixième Journée Nationale du personnel de santé. Il appelle à une gouvernance éthique et professionnelle de l’IA au sein du Service National de Santé.

  • L’IA est capable d’analyser des volumes de données considérables et de proposer des options diagnostiques et thérapeutiques.
  • La décision médicale finale et l’accompagnement du patient restent l’apanage du médecin.
  • Une réflexion éthique et organisationnelle est nécessaire pour intégrer l’IA dans le système de santé de manière responsable.

À l’occasion de la sixième Journée Nationale du personnel sanitaire, social, médico-social et bénévole, instituée en 2020 en pleine pandémie de Covid-19, Filippo Anelli, président de la FNOM, a insisté sur le rôle complémentaire de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé. Il a mis en garde contre une délégation excessive de responsabilité à la technologie.

« L’intelligence artificielle est un outil extraordinaire. Il traite des quantités de données impensables il y a quelques années encore, identifie des corrélations, génère des options diagnostiques et thérapeutiques avec une rapidité croissante. Ce serait manquer de vision que de ne pas en reconnaître la valeur. Mais le rôle de l’IA est de générer des options, pas d’assumer la responsabilité : la responsabilité reste du côté du médecin. Car décider, c’est aussi assumer le poids de l’incertitude. C’est le médecin qui choisit le chemin à suivre pour cette personne, à ce moment-là, avec ces fragilités et ces besoins. C’est le médecin qui construit la relation thérapeutique. »

Filippo Anelli, président de la Fédération Nationale des Ordres Médicaux

Selon M. Anelli, la responsabilité médicale ne se limite pas à l’acte clinique lui-même. Elle englobe également l’organisation globale des soins, la définition de règles et de modèles qui permettent d’intégrer l’innovation tout en protégeant les patients. Dans un contexte de transformation numérique du Service National de Santé, la question n’est donc pas de savoir si l’IA doit être adoptée, mais comment elle doit être encadrée.

« La responsabilité ne concerne pas seulement l’acte clinique unique. Cela concerne aussi la manière dont nous organisons les soins de santé, dans lesquels nous construisons des règles et des modèles capables d’intégrer innovation et protection des personnes. À l’heure où la transformation numérique affecte le Service National de Santé, la question n’est pas de savoir s’il faut adopter l’intelligence artificielle, mais comment la gouverner : avec quels critères éthiques, avec quelles garanties professionnelles, avec quel équilibre entre durabilité, innovation et qualité de la relation de soin. »

Filippo Anelli, président de la Fédération Nationale des Ordres Médicaux

La FNOM plaide ainsi pour une approche prudente et réfléchie, axée sur des critères éthiques clairs, des garanties professionnelles pour les médecins et un équilibre entre progrès technologique, viabilité économique et maintien d’une relation de soin de qualité.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.