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Une nouvelle campagne du Sexu Club vise à promouvoir des pratiques sexuelles sûres et Sensibilisation aux IST parmi les jeunes adultes du Québec, après une augmentation préoccupante de la gonorrhée, chlamydiaet syphilis cas.
Le Sexu Club lance la campagne «Oh Yes» pour encourager les jeunes à hiérarchiser les préservatifs, les méthodes de protection et les projections d’IST. La campagne est particulièrement axée sur les étudiants (Cégépiens) en raison de statistiques alarmantes.
Entre 2021 et 2022, le Québec a connu une augmentation de 21% des cas de gonorrhée, 25% de ces cas se produisant dans le groupe d’âge 15-24. Les cas de Chlamydia ont également augmenté de 11% au cours de la même période, avec 52% des cas affectant les 15-24 ans. La syphilis infectieuse a également connu un bond significatif, avec 12% des cas dans le même tranche d’âge.
La campagne vise à permettre aux jeunes de prendre le contrôle de leur santé sexuelle en leur fournissant des informations et des ressources pertinentes.
Morag Bosom, sexologue et concepteur de contenu pour Sexu Club, met l’accent sur les défis auxquels les jeunes sont confrontés pour prioriser la santé sexuelle au milieu des horaires et des responsabilités chargés. La campagne cherche à offrir des étapes concrètes et faciles pour intégrer des pratiques sexuelles sûres dans leur vie.
L’influence des médias sociaux
Les médias sociaux jouent un rôle important dans la formation des attitudes et des comportements des jeunes adultes. Le sein met en évidence l’influence négative de certains influenceurs masculins qui promeuvent des messages nuisibles sur la sexualité.
«Ils sont bombardés de messages qui peuvent semer la confusion en termes de sexualité, en particulier des discours masculinistes ou sexistes, ce qui peut apporter des changements en termes d’habitudes, telles que la banalisation du préservatif ou ne voulant pas se mettre dans une situation de vulnérabilité en parlant de Stis avec ses amis ou son partenaire», explique-t-elle.
Cette influence peut conduire à l’abandon de pratiques sexuelles sûres. BOSOM cite l’exemple des influenceurs qui dépeignent en demandant à un partenaire un dépistage des IST avant de retirer un préservatif en signe de méfiance.
«Les jeunes n’ont pas toujours les outils pour comprendre que, en revanche, cela peut être un signe de confiance et vouloir prendre soin de vous et de l’autre. C’est pourquoi nous voulons nous positionner comme un contrepoids positif», déclare Bosom.
Se concentrer sur le renforcement positif
La campagne «Oh Yes» adopte une approche positive, reconnaissant les défis auxquels les jeunes sont confrontés tout en célébrant leurs efforts pour les surmonter sans inconfort ni pression.
Sexu Club pense que cette approche est cruciale. «Il y a encore une honte associée aux IST et à la sexualité en général. Il est vraiment essentiel d’avoir cela à l’esprit lorsque vous voulez recevoir des messages, après que vous deviez vous assurer que le message passe. Il est inutile d’avoir un message qui prétend la perfection», explique Bosom.
La campagne se concentre sur la réalité, célébrant de petites actions et reconnaissant qu’elles ne sont pas toujours faciles. Il reconnaît l’embarras potentiel de demander à un partenaire d’utiliser un préservatif, d’acheter des préservatifs à la pharmacie ou de divulguer un résultat de test STI positif. Le Sexu Club vise à reconnaître ces efforts, à fournir des ressources et à féliciter les individus d’avoir agi.
La campagne sera mise en œuvre dans les plateformes CEGEPS et en ligne.