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Se réveiller en tant que neurologue | Noordhollands Dagblad

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Publié le 2025-10-09 18:41:00. Une jeune neurologue raconte son passage brutal de la formation à la pratique, naviguant entre excitation et appréhension face à ses nouvelles responsabilités et à l’autonomie nouvellement acquise.

Le parcours vers le statut de neurologue n’a pas été jalonné de pauses réflexives. Pas de longues vacances post-formation, pas de période de chômage anticipée, ni même de week-ends de détente. Le changement d’hôpital et de fonction s’est opéré dans l’immédiateté, un basculement en milieu de semaine imposant une multitude de défis logistiques et professionnels qui n’ont laissé aucune place à une contemplation prolongée.

Ce passage s’est plutôt manifesté par touches successives, par des micro-événements qui résonnent encore. Chaque présentation par un collègue, comme « le nouveau neurologue », provoque une accélération cardiaque mêlant joie et légère panique. Une brève hésitation survient lorsqu’une médecin généraliste, sollicitant un avis par téléphone, demande si elle parle bien au neurologue de garde. Les jeunes internes des urgences l’apostrophent désormais de « vous », une formalité qu’elle tente de dissiper en leur demandant de revenir à un tutoiement. Les comptes rendus médicaux mentionnent « Van der Plas, neurologue », une signature qui ancre la nouvelle réalité. Puis, en fin d’après-midi, elle s’entend pour la première fois être présentée à un patient comme « l’un des neurologues ici », sans que personne ne semble trouver cela surprenant.

L’adaptation la plus marquante réside dans l’autonomie décisionnelle retrouvée. En tant que neurologue, la nécessité de consulter un superviseur, habituelle durant sa période d’adjoint au médecin, a disparu. Bien sûr, les portes de ses nouveaux collègues sont grandes ouvertes. Ils se montrent accessibles, offrant la possibilité de présenter un cas ou de poser une question à tout moment. Cette bienveillance est appréciée et utilisée, mais elle s’impose aussi de réduire le réflexe de discuter chaque élément, de gagner en confiance dans ses propres jugements cliniques.

Les journées s’enchaînent, un tourbillon d’interactions nouvelles, d’un environnement hospitalier inédit, d’un rôle redéfini, d’un sens accru des responsabilités, de tâches multiples et d’un savoir à consolider sans cesse. Les nuits précédant ses premiers pas en tant que neurologue ont été marquées par des interrogations sur sa capacité et la pertinence de ses choix. Puis, lors de son premier jour de repos, au cours d’une sortie à vélo sur un parcours familier à travers le polder, le regard se porte sur l’horizon. À quelques centaines de mètres se dresse l’hôpital. La pensée que c’est désormais là qu’elle exerce en tant que neurologue fait naître un large sourire.

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