Publié le 10 février 2024 18h12. Slavi Trifonov, leader du parti bulgare « Il existe un tel peuple » (ITN), a violemment attaqué la coalition au pouvoir, « Nous poursuivons le changement – Bulgarie Démocratique » (PP-DB), dans l’affaire dite « Petrohan », évoquant des décès et des suicides et dénonçant une tentative de protection politique.
- Slavi Trifonov accuse PP-DB d’avoir agi de manière précipitée pour étouffer l’affaire « Petrohan ».
- Il critique l’hypocrisie de Bojidar Bojanov concernant le contrôle des ONG, rappelant les liens passés de PP-DB avec ce secteur.
- Trifonov s’inquiète de la possible nomination d’Andreï Guiurov comme Premier ministre par intérim, craignant un classement précipité de l’enquête.
L’affaire « Petrohan » a éclaté récemment et a suscité une vive émotion en Bulgarie. Selon Slavi Trifonov, elle a déjà entraîné des conséquences tragiques, avec « six morts et suicides », bien que les détails précis de ces événements ne soient pas encore entièrement connus. Le leader d’ITN estime que la coalition PP-DB tente de minimiser l’affaire et de protéger les personnes impliquées.
Dans un message publié sur Facebook, Trifonov a notamment pointé du doigt les propositions de Bojidar Bojanov visant à renforcer le contrôle sur les organisations non gouvernementales (ONG). Il les juge hypocrites, soulignant que des membres de PP-DB ont eux-mêmes été étroitement associés au secteur associatif. Il a rappelé que l’autorisation d’une organisation impliquée dans l’affaire « Petrohan » avait été signée par l’ancien ministre de l’Économie, Borislav Sandov, et que ses principaux sponsors incluaient le maire de Sofia, Vassil Terziev, et Sacha Bezukhanova, cofondatrice du parti « Oui, Bulgarie ».
Trifonov a également critiqué l’idée d’interdire les noms d’ONG qui imitent les institutions étatiques, estimant que l’enregistrement d’une telle association avait été autorisé à l’époque où Nadejda Yordanova était ministre de la Justice, malgré une interdiction légale concernant les noms trompeurs. Il a souligné que l’enregistrement avait été effectué seulement un jour après le dépôt des documents.
Le leader d’ITN a également attaqué Atanas Atanasov, qui insiste pour que les services de renseignement (DANS) et le ministère de l’Intérieur soient entendus par les commissions parlementaires chargées de l’affaire. Trifonov y voit une contradiction avec les actions de l’ancien ministre de l’Intérieur, Boïko Rachkov, qui, selon lui, avait fermé le commissariat de police de Godech et retiré les forces de l’ordre de la zone, la laissant ainsi sans surveillance.
Slavi Trifonov exprime sa crainte que la coalition PP-DB compte sur la nomination d’Andreï Guiurov comme Premier ministre par intérim afin de mettre un terme aux enquêtes et de classer l’affaire. Il dénonce une attitude qu’il qualifie de sectaire et protectrice. Il conclut que la coalition agit comme une « secte protégée et soignée ».
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été émise par les parties concernées en réponse aux accusations formulées par Slavi Trifonov.