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Strasbourg. Une grève de la faim pour alerter sur les problèmes de recrutement dans l’enseignement

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Publié le 28 octobre 2025. Une jeune femme a débuté une grève de la faim devant le rectorat de Rennes ce mardi matin, dénonçant l’incertitude et « l’inhumanité » de la liste complémentaire du concours de recrutement d’enseignants.

Vanessa Koehler, 25 ans, exprime son profond désarroi face à une situation qu’elle qualifie d’instable. « Je veux tout donner à ce métier. C’est ma vocation, c’est ce que j’ai envie d’être, c’est ce que j’ai envie de faire », a-t-elle déclaré, pancarte en main, sur les marches menant au rectorat, marquant ainsi le début de son action.

Son parcours dans l’enseignement a été semé d’embûches. Après avoir suivi une alternance durant son master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation), elle a échoué une première fois au concours de recrutement. Elle a ensuite exercé en tant que contractuelle, tout en se préparant pour le concours de 2025, où elle s’est retrouvée inscrite sur la liste complémentaire. Cette position, qu’elle ressent comme un entre-deux, la plonge dans une précarité angoissante.

Le rectorat, sollicité pour s’exprimer sur cette situation, a rappelé ce mardi le rôle de la liste complémentaire. « La liste complémentaire a vocation à remplacer des lauréats admis mais qui ne peuvent être nommés, ou éventuellement de pourvoir des vacances d’emplois dans l’intervalle des deux concours », a précisé l’institution. Selon ses informations, neuf lauréats ont été appelés en juillet suite à des désistements, avant la rentrée. Pour l’année scolaire 2025-2026, aucun nouvel appel n’est prévu, tous les postes vacants ayant été pourvus dans la limite du plafond autorisé pour l’académie.

En réponse à des premières demandes formulées en septembre, le rectorat avait suggéré à Vanessa Koehler de postuler à des postes de contractuels pour pallier des « besoins provisoires ». Cette démarche visait à consolider son expérience en vue d’un futur concours. La jeune femme avait d’ailleurs été reçue en septembre au ministère de l’Éducation nationale, dans le cadre d’une délégation représentant les inscrits sur la liste complémentaire. Cette rencontre avait été qualifiée d’« encourageante », avant que les contraintes budgétaires du rectorat ne viennent complexifier la situation.

Se disant déterminée, Vanessa Koehler dénonce un recours croissant aux contractuels, qu’elle estime être une solution « qui coûtent moins cher ». Elle exprime sa lassitude face à cette incertitude professionnelle.

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