Publié le 25 octobre 2025 14:23:00. Le fromage, aliment apprécié mondialement, peut avoir des conséquences divergentes sur la santé cardiovasculaire, selon un cardiologue américain. Certains types, consommés en excès, pourraient augmenter le risque de maladies cardiaques.
- Le type de fromage, la quantité ingérée et les aliments d’accompagnement déterminent son impact cardiovasculaire.
- Les fromages riches en graisses saturées et en sodium sont les plus préoccupants pour le cœur.
- Des alternatives plus légères existent et peuvent être consommées en associant avec des aliments sains.
Le Dr Tariqshah Syed, chef du service de cardiologie au Centre Médical Saint Nom dans le New Jersey, a alerté sur le fait que tous les fromages n’ont pas le même effet sur la santé cardiovasculaire. « Les fromages riches en graisses saturées sont les moins sains », a-t-il expliqué, car ils contribuent à l’élévation du cholestérol LDL, le « mauvais cholestérol », augmentant ainsi le risque de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et d’autres problèmes cardiovasculaires.
Si une consommation modérée de fromage a généralement peu d’impact sur le taux de cholestérol, le Dr Syed précise que « les fromages riches en matières grasses peuvent l’augmenter s’ils sont consommés en excès ». Il recommande donc de consulter attentivement les étiquettes nutritionnelles et de surveiller la quantité ingérée quotidiennement.
L’Association américaine du cœur (American Heart Association) préconise que les graisses saturées ne représentent pas plus de 6 % des calories totales consommées chaque jour. Pour un régime de 2 000 kilocalories (kcal), cela équivaut à environ 13 grammes de graisses saturées par jour. Dépasser cette limite peut altérer le profil lipidique et augmenter la pression artérielle, facteurs de risque majeurs pour les maladies cardiaques.
Parmi les fromages les plus problématiques pour le système cardiovasculaire, le Dr Syed cite ceux qui concentrent une forte teneur en graisses et en sodium. Il pointe du doigt les fromages transformés, ainsi que les fromages à pâte dure comme le cheddar et le parmesan. Ces derniers sont plus riches en graisses saturées et en sel, ce qui peut faire grimper le taux de LDL et la tension artérielle.
À titre d’exemple, le cheddar contiendrait 35 grammes de lipides totaux par portion, dont 22 grammes de graisses saturées, selon la British Heart Foundation (BHF). Cette quantité dépasse la recommandation journalière établie par l’American Heart Association.
Le mascarpone est encore moins recommandé. Une seule portion de ce fromage apporterait 29 grammes de graisses saturées pour 44 grammes de lipides totaux, toujours selon la BHF, le rendant le moins indiqué pour ceux qui veillent sur leur santé cardiaque.
L’excès de sodium constitue un autre facteur de risque. Une demi-tasse de cheddar contient environ 364 milligrammes de sodium. Une consommation régulière peut élever la pression artérielle. L’American Heart Association suggère de ne pas dépasser 1 500 milligrammes de sodium par jour.
Heureusement, toutes les options fromagères ne sont pas équivalentes. Le Dr Syed souligne l’existence d’alternatives plus saines, apportant des nutriments bénéfiques sans compromettre la santé cardiaque. « Ceux qui sont faibles en gras comme la mozzarella, la ricotta et le fromage cottage sont meilleurs pour la santé cardiaque car ils contiennent moins de graisses saturées et de sodium », précise-t-il.
Ces alternatives représentent des choix plus judicieux pour les personnes devant surveiller leur taux de cholestérol ou leur tension artérielle. Elles apportent également des protéines, du calcium et des vitamines essentielles (A et B12), indispensables au bon fonctionnement musculaire et à la santé osseuse.
Pour un équilibre nutritionnel optimal, le cardiologue conseille d’accompagner le fromage d’aliments bénéfiques pour le cœur, tels que des fruits frais, des céréales complètes ou des légumes. Cette approche permet de maîtriser les portions et de réduire l’impact du sodium et des graisses saturées.