Publié le 2025-10-11 10:36:00. Le FPÖ (Parti de la liberté d’Autriche) réclame des comptes suite à la révélation qu’un employé de la sécurité de l’État aurait accédé à des informations concernant les Frères musulmans. L’opposition dénonce cette embauche et exige des éclaircissements sur de potentiels abus de pouvoir.
Le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) a annoncé qu’il demanderait la convocation d’une réunion extraordinaire de la sous-commission permanente de la commission de l’intérieur du Parlement autrichien. Cette instance devra se pencher dans les quinze jours sur les accusations pesant sur un employé de la Direction du Service national de renseignement de sécurité (DSN), récemment suspendu.
Selon les informations disponibles, cet individu aurait effectué des recherches sur les Frères musulmans, une organisation islamiste, et aurait, de surcroît, transmis des renseignements liés à des enquêtes en cours. Interrogé par le parquet de Vienne, l’employé aurait « avoué les faits ».
Un « coup dur pour la politique de sécurité »
Pour Gernot Darmann, porte-parole du FPÖ en matière de sécurité, il s’agit d’une « révélation majeure en matière de politique de sécurité ». Il s’étonne qu’une personne potentiellement proche des Frères musulmans radicaux ait pu être recrutée par l’Office autrichien pour la protection de la Constitution et la lutte contre le terrorisme (Öffsterreichisches Bundesamt für Verfassungsschutz und Terrorismusbekämpfung – BVT). L’urgence est désormais d’évaluer l’étendue des dégâts causés par cette potentielle « taupe ».
Christian Hafenecker, secrétaire général du FPÖ, s’interroge sur la confiance que des services partenaires étrangers accorderont à l’Autriche. La crainte est que des informations sensibles, partagées avec Vienne, ne finissent directement entre les mains des Frères musulmans. Cette affaire jette, selon lui, un nouveau regard sur la démission annoncée du directeur du DSN, Omar Haijawi-Pirchner, prévue pour la fin de l’année.