Les délais d’attente pour obtenir des prestations sociales, comme l’allocation d’invalidité, pourraient bientôt être considérablement réduits grâce à une nouvelle initiative visant à automatiser l’échange d’informations médicales. Un processus actuellement coûteux et chronophage pour les usagers comme pour l’administration.
L’Administration de la Sécurité Sociale (SSA) estime qu’il faut en moyenne 200 jours pour traiter une première demande d’invalidité. Une partie importante de ce délai est consacrée à la recherche et à la collecte des dossiers médicaux pertinents auprès des professionnels de santé, qui doivent ensuite y répondre. Cette procédure engendre des coûts importants : plus de 500 millions de dollars (environ 460 millions d’euros) par an pour la SSA, et donc pour les contribuables, rien que pour l’obtention de ces preuves médicales.
Le Trusted Exchange Framework and Common Agreement (TEFCA), un cadre d’échange de données sécurisé, pourrait changer la donne. Il inclut la détermination des prestations gouvernementales comme l’une de ses six priorités et vise à simplifier et à accélérer ce processus de demande. Selon la SSA, les dossiers informatisés de santé permettent d’identifier les informations nécessaires 60 % plus rapidement que les méthodes traditionnelles.
L’amélioration repose sur une mise à jour des spécifications techniques du Qualified Health Information Network (QHIN), qui permettra des requêtes plus ciblées et précises pour l’accès aux dossiers médicaux. Ces mises à jour, qui seront mises en œuvre par les 10 Regional Learning and Innovation Support Services (RLISS) désignés, garantiront que les demandes de prestations gouvernementales sont acheminées efficacement, évitant ainsi les sollicitations inutiles. Elles soutiendront également l’utilisation des interfaces de programmation d’application (API) Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) de Health Level Seven (HL7).
Une nouvelle procédure opérationnelle standard, axée sur la détermination des prestations gouvernementales, apportera des précisions supplémentaires sur la mise en œuvre de ces spécifications. « Nous ne faisons que commencer ! », soulignent les responsables de TEFCA, qui se développent pour répondre aux besoins plus larges de la communauté des soins de santé, en collaboration avec les partenaires fédéraux.
En résumé, cette évolution promet une réponse plus rapide des administrations pour les patients, et une réduction de la charge administrative pour les professionnels de santé, notamment en diminuant le nombre de soins non rémunérés liés à la gestion de ces demandes.