Les Landais ne s’y trompent pas : trouver un dentiste peut s’avérer difficile. Pourtant, contrairement aux perceptions, le département ne souffre pas d’une pénurie de chirurgiens-dentistes, et affiche même une densité supérieure à la moyenne nationale.
Au 1er janvier, les Landes comptaient 284 dentistes en activité. En dix ans, la situation s’est améliorée, avec 66 dentistes pour 100 000 habitants, contre une moyenne nationale de 65,2. « C’est une fausse impression », assure l’ARS (Agence Régionale de Santé). La pyramide des âges de la profession est également favorable, avec un rajeunissement observé ces dernières années.
Si la situation globale est rassurante, des disparités existent sur le territoire. La bande centrale du département est identifiée comme une zone de tension, où l’ARS et la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) déploient des dispositifs pour encourager l’installation de nouveaux praticiens. En 2025, 18 contrats d’aide au maintien et à l’installation de dentistes sont prévus.
Des centres de santé dentaires ont également vu le jour dans les Landes. L’ARS se veut rassurante quant à leur qualité : « Nous sommes très vigilants, ce sont des centres de santé à vocation dentaire, que nous autorisons sur la base d’un projet médical, en veillant à ce qu’ils respectent la réglementation. » Elle travaille en étroite collaboration avec l’Ordre des chirurgiens-dentistes et les URPS (Union régionale des professionnels de santé) pour assurer la transparence de ce processus.
Par ailleurs, le département mise sur une offre de soins diversifiée, notamment en matière de réadaptation. L’hôpital thermal de Dax, doté d’un Service médical et de réadaptation (SMR), dispose de quarante lits et d’une équipe de professionnels spécialisés. Il prend en charge des patients bénéficiant d’une ordonnance de cure thermale pour des pathologies complexes.
Les Landes comptent également douze établissements proposant des programmes de réadaptation dans diverses spécialités, allant de la polyvalence à la gériatrie, en passant par la neurologie, la cardiologie, la pneumologie et la digestologie, en hospitalisation complète ou de jour. En 2025, l’ARS a autorisé l’activité de Services médicaux et de réadaptation en oncologie au Centre hospitalier de Dax, une initiative qui sera mise en œuvre dans les prochains mois.
Pour faciliter le retour à domicile des patients, des équipes mobiles de réadaptation ont été déployées, notamment à Mont-de-Marsan, et une extension à Dax est en cours d’étude.
Concernant les médecins généralistes, l’accès aux soins reste une priorité. Le département compte entre 450 et 460 médecins généralistes, avec un flux constant d’arrivées et de départs inégalement répartis. L’ARS s’efforce de maintenir l’attractivité du territoire, notamment en accueillant des docteurs juniors à l’automne et en développant des infrastructures d’accueil et d’hébergement pour les nouveaux professionnels.
La situation des médecins spécialistes est également suivie de près. L’ARS s’engage à favoriser et accompagner toutes les installations, en lien avec les conseils de l’ordre concerné, les structures hospitalières et la CPAM.
Les services d’urgences des hôpitaux des Landes sont, pour l’instant, préservés grâce à la mobilisation des professionnels de santé. Des antennes Smur sont déployées à Seignosse, Mimizan et Biscarrosse pendant l’été, nécessitant un renforcement du personnel. En 2025, le département a enregistré plus de 97 000 passages aux urgences, soulignant la nécessité d’une vigilance constante.
À ce stade, aucun établissement de santé des Landes ne rencontre de difficultés financières majeures.