Publié le 18 février 2024 16:05:00. Des scientifiques sud-coréens ont mis au point un capuchon innovant à lumière proche infrarouge qui pourrait offrir une nouvelle solution contre la perte de cheveux, en réduisant significativement un marqueur clé du vieillissement capillaire lors de tests en laboratoire.
- Un capuchon flexible émettant une lumière proche infrarouge a réduit de 92 % un marqueur du vieillissement des cellules du follicule pileux en laboratoire.
- Cette technologie cible les cellules de la papille dermique, essentielles à la croissance des cheveux, et pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements.
- Des essais cliniques sur des humains sont prévus après des évaluations de sécurité supplémentaires.
L’équipe de l’Institut coréen avancé des sciences et technologies (KAIST) a conçu ce dispositif portable, plus souple et moins encombrant que les appareils traditionnels à laser. Il utilise des diodes électroluminescentes organiques (OLED) fines et flexibles pour diffuser une lumière proche infrarouge (entre 730 et 740 nanomètres) directement sur le cuir chevelu, de manière uniforme et confortable.
Les recherches, publiées dans la revue Nature Communications, se concentrent sur les cellules de la papille dermique, situées à la base des follicules pileux et responsables de la croissance des cheveux. Avec l’âge, ces cellules ont tendance à produire davantage d’une enzyme appelée bêta-galactosidase, un processus lié au vieillissement cellulaire et, à terme, à la chute des cheveux. L’exposition à la lumière proche infrarouge semble stimuler ces cellules et réduire la production de cette enzyme.
Les tests en laboratoire ont révélé une diminution d’environ 92 % des marqueurs de vieillissement dans les cellules traitées par rapport aux cellules non traitées. Cette approche se distingue des autres traitements par la lumière grâce à son design flexible, permettant un contact plus étroit avec le cuir chevelu et potentiellement de meilleurs résultats.
Bien qu’il soit encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives, car le capuchon n’a pas encore été testé sur des humains, cette découverte suscite l’intérêt face aux traitements existants, tels que le minoxidil et le finastéride, dont l’efficacité est variable. Les chercheurs prévoient de réaliser des tests de sécurité et d’efficacité supplémentaires avant de lancer des essais cliniques.