Publié le 2024-02-29 10:35:00. Un homme d’Ascoli Piceno est au centre d’une enquête pour harcèlement criminel envers son ex-compagne, parallèlement à une condamnation pour des faits similaires envers une autre femme. L’affaire révèle un modus operandi basé sur le piratage de réseaux sociaux, les menaces et la diffusion potentielle d’images intimes.
- L’homme est soupçonné d’avoir piraté les profils sociaux de nombreuses femmes pour les traquer et les harceler.
- Il a accepté une peine de 3 ans et 10 mois de prison pour le harcèlement d’une femme rencontrée sur Tinder.
- Une évaluation psychiatrique a été ordonnée dans le cadre de l’enquête concernant son ex-compagne.
L’affaire, qui se déroule principalement à Ascoli Piceno et à Ancône, met en lumière une spirale de violence psychologique et de harcèlement numérique. L’homme, dont le nom n’a pas été divulgué, est accusé d’avoir menacé et harcelé son ex-compagne après qu’elle ait demandé la séparation, alors qu’il était assigné à résidence avec un bracelet électronique. Au lieu de respecter les conditions de son assignation, il aurait mis en place un système sophistiqué de surveillance et de harcèlement en ligne.
Selon l’enquête, l’individu aurait piraté les profils de réseaux sociaux de nombreuses femmes, collectant des photos, parfois explicites, qu’il utilisait ensuite pour les menacer et les intimider. Il aurait créé de faux profils, se faisant passer pour des professionnels (chirurgiens plasticiens, coachs sportifs, cadres milanais) afin d’obtenir des photos de ses victimes. Ces images auraient ensuite été utilisées pour les faire chanter et les contraindre au silence.
L’inquiétude des autorités est d’autant plus grande que, malgré son incarcération, l’ex-compagne continue de recevoir des appels téléphoniques provenant de l’étranger (Maroc, Brésil), suggérant que l’homme a pu diffuser des photos et vidéos intimes, ainsi que des informations personnelles, avant son arrestation. La relation conflictuelle était marquée par des menaces, de la jalousie et des insultes, ce qui a finalement conduit la femme à porter plainte.
Le juge du tribunal d’Ascoli a rejeté une proposition de transaction pénale, mais a accédé à la demande de l’avocat de la défense, Alessandro Angelozzi, d’ordonner une expertise psychiatrique de l’accusé. Parallèlement, l’homme a accepté une peine de 3 ans et 10 mois de prison dans une autre affaire de harcèlement, impliquant une femme qu’il avait rencontrée sur l’application Tinder. Il s’était alors présenté comme un responsable de l’OTAN. Cette peine, défendue par l’avocat Simone Fioravanti, n’a pas bénéficié d’atténuations compte tenu des antécédents de l’accusé.
L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue des agissements de l’homme et d’identifier toutes les victimes potentielles. Les autorités rappellent l’importance de signaler tout cas de harcèlement en ligne et de protéger ses informations personnelles sur les réseaux sociaux.