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Trump n’a pas remporté le prix Nobel de la paix, mais pourrait-il l’obtenir en 2026 ?

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Publié le 13 octobre 2025. Le prix Nobel de la paix 2025, attribué à la dirigeante vénézuélienne María Corina Machado, suscite le débat, notamment quant à la candidature controversée de l’ancien président américain Donald Trump. L’analyse porte sur la pertinence des choix et l’impact potentiel sur la scène internationale.

  • Donald Trump, malgré ses efforts affichés, n’a pas obtenu le prix Nobel de la paix 2025, décerné à María Corina Machado pour son combat démocratique au Venezuela.
  • Les critères stricts du testament d’Alfred Nobel, axés sur la fraternité entre les nations et la réduction des armées, interrogent sur la conformité de certaines attributions passées et présentes.
  • L’ancien président américain, qui avait activement fait campagne pour ce prix, se retrouve dans une position où ses actions diplomatiques récentes, notamment concernant Gaza, seront scrutées pour d’éventuels futurs succès pacifiques.

L’annonce du lauréat du prix Nobel de la paix 2025 a marqué un coup d’arrêt aux ambitions de Donald Trump, qui avait multiplié les apparitions publiques et les déclarations pour promouvoir sa candidature. C’est finalement María Corina Machado, figure de proue de l’opposition vénézuélienne, qui a été récompensée par le comité norvégien « pour son travail inlassable en faveur des droits démocratiques du peuple vénézuélien et pour sa lutte pour parvenir à une transition juste et pacifique de la dictature à la démocratie ». Une distinction saluée pour son courage, mais qui soulève des questions quant à son adéquation avec les critères originels définis par Alfred Nobel.

Le testament du fondateur du prix stipule qu’il doit être décerné « à la personne qui aura accompli le plus ou le meilleur travail pour la fraternité entre les nations, l’abolition ou la réduction des armées permanentes, et pour la tenue et la promotion des congrès de paix ». Des prérogatives qui amènent à s’interroger sur la sélection de María Corina Machado, dont l’action, bien que louable, se concentre principalement sur la démocratisation d’un pays. Le processus entourant cette édition a été marqué par un lobbying sans précédent, Donald Trump lui-même n’hésitant pas à mettre en avant ses prétendues réussites en matière de résolution de conflits.

Les affirmations de l’ancien président américain, notamment celles concernant la « résolution de sept guerres », ont été largement contestées par les experts. Les quelques cessez-le-feu obtenus sous son administration sont souvent qualifiés de précaires. Par ailleurs, les nominations pour le prix étant clôturées dès le 31 janvier, ses actions plus récentes, notamment son rôle dans un cessez-le-feu temporaire à Gaza, n’auraient de toute façon pas pu être pleinement évaluées à temps pour cette édition.

Nobels controversés et bilan fragile

Cette discussion autour de la candidature de Trump s’inscrit dans un historique de choix parfois surprenants pour le prix Nobel de la paix. Des figures comme Henry Kissinger, récompensé en 1973 pour les accords de paix au Vietnam malgré son implication dans des bombardements dévastateurs au Cambodge, ou Abiy Ahmed Ali, lauréat en 2019 pour sa résolution du conflit frontalier avec l’Érythrée, avant de mener une guerre civile sanglante contre le Front de libération du peuple du Tigré, illustrent la complexité des attributions.

Comparé à ces prédécesseurs présidentiels américains tels que Theodore Roosevelt (1906), Woodrow Wilson (1919) et Jimmy Carter (2002), le bilan de Donald Trump en matière de paix apparaît plus mitigé. Si certains efforts peuvent être reconnus, son bilan est loin d’être irréprochable. Son retour à la Maison Blanche en janvier 2025 n’a pas été marqué par une stabilité diplomatique univoque, avec des initiatives telles que la menace d’annexion du Groenland, la proposition d’intégrer le Canada comme 51ème État, ou encore la participation à des frappes en Iran et une campagne aérienne meurtrière contre des trafiquants de drogue présumés au Venezuela.

Ce mélange d’actions pacificatrices et d’agressivité contraste également avec l’attribution du prix à Barack Obama en 2009, « pour les efforts visant à renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples », bien que ce choix ait lui aussi suscité des débats en raison de son manque d’expérience présidentielle à l’époque.

L’absence de Donald Trump parmi les lauréats 2025 pourrait paradoxalement le pousser à intensifier ses efforts diplomatiques. Face à l’importance de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, l’ancien président américain a désormais un enjeu majeur : faire en sorte que ses déclarations ne restent pas lettre morte. S’il parvient à consolider la paix dans l’un de ces conflits, il rendra un réel service à la cause de la paix, indépendamment de ses motivations personnelles ou de la reconnaissance formelle qui pourrait en découler pour le prix Nobel 2026.

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