Publié le 23 février 2026 16:27:00. La transplantation rénale assistée par robot offre une alternative moins invasive pour les donneurs vivants, avec des avantages significatifs en termes de récupération et d’éligibilité au don. Cette avancée pourrait permettre d’augmenter le nombre de greffes réussies grâce à une meilleure prise en charge des donneurs.
La néphrectomie robotisée pour don vivant de rein présente de nombreux avantages par rapport à la chirurgie traditionnelle. Les donneurs bénéficient d’une récupération plus rapide, d’une diminution de la douleur, de cicatrices moins importantes, d’un séjour hospitalier réduit et d’un retour plus rapide à leurs activités quotidiennes.
Selon les experts, la qualité et les résultats de la néphrectomie robotisée sont comparables, voire supérieurs, à ceux des chirurgies traditionnelles.
« Non seulement les donneurs bénéficient d’une expérience globale améliorée, mais la qualité et les résultats de la néphrectomie robotisée sont comparables, sinon meilleurs, aux chirurgies traditionnelles des donneurs »,
El-Diwany
De plus, les greffes de rein provenant de donneurs vivants ont une durée de vie plus longue, en moyenne, que celles provenant de donneurs décédés. Toute amélioration dans le domaine du don vivant représente donc un progrès majeur pour les patients.
La chirurgie robotique permet également d’élargir le cercle des donneurs potentiels. Après confirmation de leur aptitude à vivre avec un seul rein, les personnes présentant une anatomie complexe ou un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé peuvent désormais être considérées comme des donneurs éligibles, grâce à la précision de cette technique. La robotique permet de surmonter les défis techniques et les risques chirurgicaux associés à l’obésité.
En France, des avancées significatives ont déjà été réalisées dans ce domaine. L’hôpital Henri-Mondor a récemment réalisé une première double intervention robotisée combinant prélèvement sur donneur vivant et greffe rénale CHU Mondor. Des équipes comme celle du Massachusetts General Hospital, dirigée par la Dre Leigh Anne Dageforde, ont également développé une expertise reconnue dans la néphrectomie laparoscopique robotisée du donneur gauche JOMI.
Les protocoles opératoires, comme ceux décrits dans les publications de l’Urofrance, soulignent l’importance de la vérification préopératoire de l’état du donneur et du receveur, ainsi que de la préparation minutieuse de la salle d’opération.