Publié le 26 février 2026 08:10:00. L’Université de l’Iowa Health Care a franchi une étape importante dans le domaine des transplantations rénales en réalisant la première néphrectomie robotisée avec donneur vivant de l’État, une procédure qui pourrait considérablement augmenter le nombre de donneurs potentiels.
- Le Dr Ramy El-Diwany, chirurgien transplantateur, a effectué cette intervention innovante.
- La technique mini-invasive permet une récupération plus rapide et moins douloureuse pour les donneurs.
- Elle élargit les critères d’éligibilité au don, permettant à des patients auparavant exclus d’être considérés.
L’Université de l’Iowa Health Care a annoncé avoir réalisé, le 23 février 2026, une première néphrectomie robotisée avec donneur vivant. Cette intervention, réalisée par le Dr Ramy El-Diwany, MD, PhD, chirurgien transplantateur, ouvre la voie à une augmentation des dons de rein dans l’Iowa. Actuellement, un peu plus de 20 % des greffes de rein proviennent de donneurs vivants, comparativement aux dons de personnes décédées.
La néphrectomie, qui consiste en l’ablation chirurgicale d’un rein, a été réalisée grâce à un système chirurgical robotisé. Cette technique mini-invasive implique seulement trois incisions abdominales de 2,5 centimètres (1 pouce) : une pour la caméra et deux pour les bras robotiques contrôlés par le chirurgien. Cette approche permet une séparation précise du rein, des vaisseaux sanguins et de l’uretère.
Le rein est ensuite extrait par une petite incision située au niveau du bas-ventre, similaire à celle utilisée lors d’une césarienne. Cette méthode d’extraction, selon l’université, réduit le risque de complications et offre un meilleur résultat esthétique par rapport aux techniques traditionnelles.
« Nous sommes ravis de pouvoir utiliser la dernière technologie chirurgicale pour réaliser une procédure qui élargira l’accès au don d’organes provenant de donneurs vivants dans l’Iowa. »
Dr Ramy El-Diwany, chirurgien transplantateur
La procédure robotisée présente plusieurs avantages pour les donneurs. Elle permet une récupération plus rapide, une diminution de la douleur postopératoire, des cicatrices plus petites et un séjour hospitalier plus court. De plus, elle élargit le champ des donneurs potentiels. Des patients présentant des anatomies complexes ou un indice de masse corporelle plus élevé, qui auraient pu être disqualifiés auparavant, peuvent désormais être considérés pour un don grâce à la précision des systèmes robotiques.
« Les greffes de rein provenant de donneurs vivants durent en moyenne plusieurs années de plus que les greffes de reins provenant de donneurs décédés, donc toute avancée dans le domaine du don vivant est une véritable victoire pour nos patients. »
Dr Ramy El-Diwany, chirurgien transplantateur
Le Dr Alan Reed, directeur du UI Health Care Transplant Center, a souligné que ces progrès bénéficient à la fois aux donneurs et aux receveurs.
« Les donneurs vivants ont la possibilité de faire un don qui changera réellement la vie d’une personne qui a besoin d’un rein. C’est un honneur de pouvoir utiliser la dernière technologie chirurgicale non seulement pour réaliser une procédure qui améliorera la vie du receveur, mais également pour offrir une meilleure expérience et de meilleurs résultats au donneur. »
Dr Alan Reed, directeur du UI Health Care Transplant Center
Les médecins de l’Université de l’Iowa Health Care sont optimistes quant à l’augmentation des taux de dons de rein vivants dans l’Iowa, grâce à l’élargissement des critères d’éligibilité et à l’amélioration de l’expérience des donneurs permise par cette nouvelle procédure.