Publié le 11 février 2026 à 04h47. Une étude de longue haleine menée par des chercheurs de Harvard révèle qu’un niveau d’activité physique aussi modeste que 3 000 pas par jour pourrait contribuer à ralentir l’accumulation de protéines tau, un facteur clé dans le développement de la maladie d’Alzheimer.
- Marcher seulement 3 000 pas par jour peut réduire l’accumulation de protéines tau dans le cerveau.
- L’effet protecteur est plus marqué avec 5 000 à 7 500 pas quotidiens, retardant potentiellement la dégradation cognitive de plusieurs années.
- L’exercice semble particulièrement bénéfique pour les personnes présentant déjà des taux élevés de bêta-amyloïde, une autre protéine associée à la maladie d’Alzheimer.
Des chercheurs du Mass General Brigham à Boston ont suivi pendant 14 ans près de 300 personnes âgées présentant des signes précoces de la maladie d’Alzheimer. L’étude, publiée dans la prestigieuse revue Nature Medicine, a combiné le suivi de l’activité physique des participants grâce à des podomètres avec des tests cognitifs réguliers et des analyses par TEP (tomographie par émission de positons). Les résultats démontrent une corrélation claire entre l’activité physique et un ralentissement du déclin mental.
L’étude a révélé qu’un effet protecteur mesurable commençait dès 3 000 pas quotidiens, tandis que l’optimisation des bénéfices se situait entre 5 000 et 7 500 pas, retardant significativement la dégradation cognitive. Il est important de noter que ce lien n’a été observé que chez les participants présentant déjà des niveaux élevés de bêta-amyloïde dans le cerveau. Chez ceux qui n’avaient pas ce facteur de risque, l’exercice n’a pas eu d’impact significatif sur les marqueurs spécifiques de la maladie.
Ce seuil relativement bas de 3 000 pas rend cette recommandation particulièrement accessible aux personnes âgées, souvent moins enclines à pratiquer une activité physique intense. Outre la marche, d’autres activités modérées comme la natation ou le vélo peuvent également avoir des effets similaires, à condition de stimuler légèrement le métabolisme et la fréquence cardiaque.
Les experts soulignent l’importance de l’exercice physique comme élément central de la lutte contre la démence. Un mode de vie sain, incluant un régime alimentaire de type méditerranéen, un contrôle de la tension artérielle, des interactions sociales régulières et une stimulation intellectuelle continue, peut réduire davantage le risque de développer la maladie d’Alzheimer. La Fondation allemande du cerveau estime qu’une telle approche pourrait potentiellement prévenir un tiers de tous les cas de la maladie.
Ces nouvelles données renforcent l’intérêt des thérapies non médicamenteuses dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Alors que la recherche de médicaments se poursuit, l’intégration de programmes d’exercices physiques dans les protocoles thérapeutiques pour les premiers stades de la maladie semble de plus en plus probable. Ces découvertes pourraient ainsi transformer la manière dont nous traitons et prévenons la maladie d’Alzheimer.
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