Publié le 2024-05-27 10:00:00. Un hélicoptère de l’armée de l’air philippine s’est écrasé lundi dans le sud du pays alors qu’il participait aux opérations d’aide suite au passage du typhon Kalmaegi. Ce dernier a déjà causé au moins cinq décès et provoqué des inondations généralisées dans plusieurs provinces.
- Un hélicoptère Super Huey s’est abîmé près de Loreto, dans la province d’Agusan del Sur, mobilisé pour porter assistance aux populations affectées par le typhon.
- Le typhon Kalmaegi a entraîné la mort d’au moins cinq personnes et des inondations qui ont piégé des habitants sur leurs toits dans certaines localités.
- Les autorités s’inquiètent des conditions difficiles pour les secours, notamment dans la province de Cebu où des voitures étaient submergées ou dérivaient.
L’accident de l’hélicoptère, transportant cinq militaires, est survenu alors que les équipes de secours tentaient de venir en aide aux sinistrés. Les détails concernant les occupants et les causes exactes de la chute n’ont pas encore été communiqués par le commandement militaire de l’Est de Mindanao.
Le typhon Kalmaegi, dont les vents soutenus atteignaient 130 km/h (81 mph) avec des rafales jusqu’à 180 km/h (112 mph), a été observé pour la dernière fois au-dessus des eaux côtières de la province de Guimaras. Il devrait se diriger vers la mer de Chine méridionale. Les bilans humains font état d’un décès par noyade dans le sud de Leyte, d’une personne tuée par la chute d’un arbre dans la province centrale de Bohol, et de trois autres victimes dans la province centrale de Cebu. Dans cette dernière, des inondations ont touché plusieurs villes et villages, obligeant des habitants à se réfugier sur les toits, comme l’a rapporté Gwendolyn Pang, secrétaire générale de la Croix-Rouge philippine, décrivant une situation rendue périlleuse par la présence de nombreux débris flottants, y compris des véhicules.
La province de Cebu tentait encore de se remettre d’un violent séisme de magnitude 6,9 survenu le 30 septembre, qui avait causé la mort d’au moins 79 personnes et le déplacement de milliers d’habitants. Dans l’Est du Samar, l’île de Homonhon, rattachée à Guiuan, a subi les assauts de vents violents qui ont endommagé près de 300 habitations, majoritairement des constructions précaires en milieu rural. Aucune victime n’a été signalée, selon la maire Annaliza Gonzales Kwan, qui a souligné la résilience de sa communauté face aux épreuves.
Ce souvenir est d’autant plus vivace que Guiuan avait été dévastée en novembre 2013 par le typhon Haiyan, l’un des cyclones tropicaux les plus intenses jamais enregistrés. Haiyan avait ravagé le centre des Philippines, entraînant plus de 7 300 morts ou disparus, anéantissant des villages entiers et déplaçant plus de 4 millions de personnes dans l’une des régions les plus démunies du pays. Ces événements tragiques rappellent la vulnérabilité de l’archipel face aux catastrophes naturelles.
Avant l’arrivée de Kalmaegi, plus de 387 000 personnes avaient été évacuées dans les provinces de l’Est et du Centre. Les autorités avaient émis des avertissements concernant de fortes pluies, des vents potentiellement destructeurs et des ondes de tempête pouvant atteindre trois mètres de hauteur. La navigation maritime a été interrompue, bloquant près de 3 500 passagers et chauffeurs de camions dans une centaine de ports. Par ailleurs, au moins 186 vols intérieurs ont été annulés.
Les Philippines sont exposées chaque année à une vingtaine de typhons et tempêtes, sans compter les risques sismiques et l’activité volcanique fréquente qui en font l’un des pays les plus sujets aux catastrophes naturelles au monde.
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Avec la contribution de Joeal Calupitan et Aaron Favila.