Publié le 25 février 2026 09:31:00. Une médecin lituanienne exerçant à Dublin fait l’objet d’une enquête du Conseil médical pour prescription inappropriée de médicaments, notamment des antidépresseurs et des anxiolytiques, à plusieurs patients adultes.
- Le Dr Albina Maksimiuk est accusée d’avoir prescrit de manière inappropriée des benzodiazépines, de la prégabaline et des médicaments Z.
- L’enquête a été déclenchée par une plainte concernant une ordonnance de prégabaline jugée suspecte.
- Des restrictions avaient déjà été imposées à la pratique de la médecin, limitant son activité à la pédiatrie.
L’enquête, qui se déroule devant le Conseil médical irlandais, porte sur les prescriptions établies par le Dr Albina Maksimiuk entre 2019 et 2026 alors qu’elle exerçait à la North Clinic et à la clinique dentaire polonaise, toutes deux situées sur North Circular Road à Dublin 7. Cinq allégations spécifiques concernent la prescription inappropriée de benzodiazépines – un groupe de médicaments utilisés pour traiter l’anxiété et la dépression – de prégabaline, un anticonvulsivant également prescrit pour l’épilepsie et les douleurs neuropathiques, et de médicaments Z, tels que le zolpidem et la zopiclone, utilisés pour traiter l’insomnie.
Neasa Bird, avocate représentant le Dr Maria O’Kane, directrice générale du Conseil médical, a souligné lors de l’audience que ces médicaments présentent un risque d’abus et nécessitent une prescription particulièrement prudente. Dix des prescriptions contestées auraient été émises par le Dr Maksimiuk sur plusieurs mois en 2019.
L’enquête a révélé que le Dr Maksimiuk, arrivée en Irlande il y a dix ans, exerçait en tant que pédiatre à la North Clinic tout en offrant également des services de médecine générale à certains patients adultes. Elle assurait également des remplacements en tant que médecin généraliste dans d’autres cabinets.
Selon les informations présentées, le Dr Maksimiuk avait déjà fait l’objet de restrictions concernant sa pratique médicale, imposées par la Haute Cour. Elle s’était engagée à limiter son activité à la pédiatrie et à ne plus prescrire de benzodiazépines, de prégabaline ou de médicaments Z, quel que soit l’âge des patients. Elle avait également présenté ses excuses pour la mauvaise qualité d’une ordonnance manuscrite, invoquant l’absence d’imprimante dans son cabinet et son absence pendant ses vacances.
L’enquête a également mis en lumière des préoccupations concernant la tenue des dossiers médicaux de certains patients, notamment l’omission de documenter des antécédents de consommation d’alcool ou de drogues. Il est également allégué qu’elle n’aurait pas orienté une patiente vers un psychiatre pour une évaluation de son trouble anxieux, ni conservé un historique complet de ses problèmes personnels et professionnels.
Le Dr Maksimiuk, qui s’exprime couramment en russe et en lituanien, fournissait des soins à des patients lituaniens et russophones en Irlande. L’enquête se poursuit.