Publié le 18 février 2026 à 16h56. La découverte des corps de deux personnes âgées dans un parc de vacances du Limbourg a suscité l’émoi. Les victimes, qui devaient quitter les lieux après des années d’occupation illégale, pourraient s’être suicidées.
Un drame s’est produit dans le parc de vacances Landal GreenParks de Posterholt, près de Roermond. Les corps de deux hommes âgés ont été retrouvés hier après-midi, l’un dans l’étang du parc et l’autre à proximité. Les autorités excluent pour l’instant toute intervention criminelle et privilégient la piste du suicide.
Selon le maire de Roerdalen, Leo Van Agtmaal, les deux hommes vivaient illégalement sur le parc depuis plusieurs années. Ils avaient récemment été informés de leur obligation de quitter les lieux. Une procédure d’accompagnement avait été mise en place pour les aider dans leur relogement.
« Ils avaient besoin d’aide et étaient ouverts à l’assistance que nous leur proposions. Il y a une semaine et demie, nous avons eu un contact positif avec la municipalité à ce sujet. »
Leo Van Agtmaal, maire de Roerdalen
Le maire a toutefois précisé qu’il était impossible de déterminer avec certitude si la politique stricte de la municipalité en matière de résidence permanente dans les parcs de vacances avait joué un rôle dans la tragédie.
L’alerte a été donnée vers 14h30 hier après-midi. Les pompiers ont d’abord fouillé l’étang avant de laisser la police mener l’enquête. Rapidement, les enquêteurs ont conclu à l’absence de signes de criminalité. Selon la chaîne régionale L1 News, les secours penchent pour un suicide.
Des habitants du parc ont indiqué que les victimes étaient un couple allemand, tous deux âgés de plus de 80 ans, et qu’ils résidaient sur la propriété depuis des décennies.
La municipalité de Roerdalen a renforcé ses contrôles dans les autres parcs de vacances de la commune afin de lutter contre la résidence permanente illégale. Des agents de surveillance supplémentaires ont été déployés et toute nouvelle inscription dans un parc de vacances est immédiatement suivie d’une lettre rappelant la durée maximale autorisée de séjour, fixée à six mois.
Les parcs qui acceptent les séjours de longue durée doivent également surveiller la durée du séjour des visiteurs. Au-delà de six mois, la municipalité entamera une procédure de mise en conformité, assortie d’une amende de 30 000 euros, et une intervention des forces de l’ordre.