Home Santé Un test sanguin prometteur détecte plus de 50 cancers à un stade précoce

Un test sanguin prometteur détecte plus de 50 cancers à un stade précoce

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Publié le 2025-10-18 14:31:00. Une avancée significative dans la détection précoce des cancers pourrait révolutionner la prise en charge des patients. Un nouveau test sanguin promet de repérer la présence et même la localisation de tumeurs avec une grande précision, ouvrant la voie à des traitements plus efficaces.

  • Le test sanguin identifie des fragments d’ADN tumoral circulant dans le sang.
  • Dans neuf cas sur dix, il parvient à localiser la tumeur dans le corps.
  • Trois quarts des cancers détectés par ce biais échappent aux programmes de dépistage actuels.

Les résultats préliminaires d’un test novateur sont jugés « très convaincants » par ses promoteurs. Ce test sanguin, qui repère des fragments d’ADN tumoral, a démontré une fiabilité remarquable, identifiant la présence du cancer dans 90 % des cas testés. Plus impressionnant encore, il a réussi à indiquer correctement l’emplacement de la tumeur dans le corps dans neuf cas sur dix.

Ce potentiel de détection précoce est d’autant plus crucial que le test excelle à identifier des cancers qui ne bénéficient actuellement d’aucun programme de dépistage systématique. Parmi ceux-ci figurent notamment les cancers du foie, des ovaires, de l’estomac, de la vessie et du pancréas. L’association de ce test sanguin avec les méthodes de dépistage conventionnelles, telles que la mammographie, la coloscopie ou le frottis cervical, a permis de multiplier par sept le nombre de cancers détectés, soulignant son apport considérable dans la stratégie de lutte contre la maladie.

Sir Harpal Kumar, directeur du secteur biopharmaceutique chez Grail, l’entreprise derrière cette innovation, a qualifié ces résultats de « très convaincants ». Il a mis en lumière le problème majeur de la détection tardive :

« La grande majorité des personnes qui meurent du cancer le font parce que nous détectons leur cancer trop tard. »

Sir Harpal Kumar, directeur du secteur biopharmaceutique chez Grail

Il a rappelé que de nombreux cancers ne sont diagnostiqués qu’à un « stade avancé », alors que leur prise en charge est plus complexe et les chances de guérison moindres. L’objectif est donc de « passer à une détection plus précoce, lorsque nous aurons la possibilité d’utiliser des traitements beaucoup plus efficaces et potentiellement curatifs ».

Malgré ces perspectives prometteuses, des voix scientifiques indépendantes appellent à la prudence. L’existence d’une preuve tangible que ce test réduise effectivement la mortalité par cancer fait encore défaut. Naser Turabi de Cancer Research UK a d’ailleurs insisté sur la nécessité de recherches supplémentaires pour « éviter un surdiagnostic de cancers qui n’auraient peut-être pas causé de dommages ».

Les données complètes de cette étude seront dévoilées prochainement lors de la conférence de la Société européenne d’oncologie médicale à Berlin. Elles n’ont toutefois pas encore été soumises à la publication dans une revue scientifique à comité de lecture. Parallèlement, une étude clinique de trois ans portant sur 140 000 patients du National Health Service (NHS) est en cours au Royaume-Uni. Les résultats, attendus l’année prochaine, pourraient mener à une extension de ce dépistage à un million de personnes si les conclusions sont positives.

Pour en savoir plus sur les signes avant-coureurs d’un cancer, consultez les informations disponibles :

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