Publié le 26 février 2026 à 00:09:00. Des chercheurs de Stanford ont mis au point un vaccin expérimental administré en spray nasal, capable de stimuler le système immunitaire face à un large éventail de virus et de bactéries respiratoires, offrant potentiellement une protection universelle contre les infections courantes comme le rhume, la grippe et la COVID-19.
Une nouvelle étude publiée dans la revue Science révèle des résultats prometteurs chez la souris, ouvrant la voie à une nouvelle approche de la vaccination.
Les vaccins traditionnels fonctionnent en entraînant le système immunitaire à reconnaître un agent pathogène spécifique, en lui présentant une sorte de « portrait robot » d’un seul ennemi. Cette nouvelle approche, elle, vise à renforcer les défenses naturelles de l’organisme contre toute menace respiratoire, sans cibler un virus ou une bactérie en particulier.
Au lieu de présenter un fragment de l’agent pathogène, ce vaccin contient des molécules qui imitent les signaux que le corps produit naturellement lorsqu’il est attaqué. L’objectif est de maintenir certaines cellules immunitaires en état d’alerte, prêtes à réagir rapidement à un large spectre d’infections.
L’administration de ce vaccin se fait par voie nasale, une méthode privilégiée car le nez, la gorge et les poumons sont recouverts de surfaces muqueuses, qui constituent le premier point de contact avec l’extérieur et une barrière essentielle contre les infections. Le système immunitaire présent dans ces tissus réagit plus efficacement lorsqu’il est stimulé directement, plutôt que par une injection intramusculaire.
Cependant, les chercheurs soulignent que les effets d’une activation prolongée du système immunitaire ne pourront être pleinement évalués qu’après des essais cliniques sur l’homme.
Selon l’étude, cette approche pourrait à terme permettre de développer un spray nasal « universel » contre le rhume, la grippe, la COVID-19 et d’autres infections respiratoires.
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