Publié le 24 février 2026. Une activité physique régulière, même modérée, pourrait réduire significativement le risque d’obésité sarcopénique chez les personnes âgées, selon une nouvelle étude menée par l’université d’Örebro en Suède.
L’obésité sarcopénique, caractérisée par une perte de masse musculaire combinée à un excès de graisse corporelle, représente un défi majeur pour la santé des seniors. Elle est associée à une augmentation de la morbidité, à une diminution des capacités fonctionnelles et à une perte d’autonomie. De nouvelles recherches indiquent qu’une activité physique régulière peut aider à prévenir cette condition.
Une étude récente, dirigée par Andreas Nilsson, professeur en sciences du sport à l’université d’Örebro, et son collègue Fawzi Kadi, a révélé qu’une activité physique – même en deçà des recommandations actuelles – est liée à une réduction considérable du risque d’obésité sarcopénique. Les chercheurs ont analysé les données de plus de 860 personnes âgées de 65 à 79 ans issues de quatre pays européens.
« Nos résultats montrent qu’une activité modérée, comme marcher rapidement pendant 75 minutes par semaine, réduit le risque jusqu’à 50 % par rapport à une inactivité totale. Les participants les plus actifs présentaient un risque jusqu’à 80 pour cent inférieur. »
Andreas Nilsson, professeur en sciences du sport à l’université d’Örebro
L’activité physique des participants a été mesurée objectivement à l’aide de capteurs de mouvement. L’étude a mis en évidence le fait que même une activité de faible intensité, comme se lever et se déplacer lentement, pouvait avoir un effet protecteur chez les personnes âgées qui ne parvenaient pas à atteindre les niveaux d’exercice recommandés. « Pour ceux qui ne sont pas en mesure de pratiquer une activité physique plus intense, il peut toujours être très utile de réduire le temps passé assis sans bouger – toute activité physique compte », souligne Andreas Nilsson.
Les résultats de l’étude ont été ajustés pour tenir compte d’autres facteurs susceptibles d’influencer le risque d’obésité sarcopénique, tels que l’alimentation, l’inflammation et les maladies qui affaiblissent les muscles. Les conclusions de cette recherche ont été publiées dans le Journal de cachexie, sarcopénie et muscle (https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/jcsm.70149).
Source:
Référence du journal :
Nilsson, A., et coll. (2025). Activité physique déterminée par accéléromètre et risque d’obésité sarcopénique chez les hommes et les femmes européens plus âgés. Journal de la cachexie, de la sarcopénie et du muscle. DOI : 10.1002/jcsm.70149.