Home Santé Une alimentation saine et l’exercice physique préviennent les maladies chroniques

Une alimentation saine et l’exercice physique préviennent les maladies chroniques

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Publié le 2025-10-17 18:30:00. Malgré les avancées médicales, les maladies chroniques telles que le diabète, le cancer et les maladies cardiovasculaires continuent de faire des victimes, menaçant les objectifs de l’ONU pour 2030. Une étude internationale révèle des disparités inquiétantes dans la réduction de ces affections selon les pays.

  • La majorité des décès ne sont plus dus aux infections mais aux maladies chroniques.
  • Une étude sur 185 pays montre une diminution significative de ces décès dans quatre pays sur cinq entre 2000 et 2019.
  • Le Japon et Singapour affichent les risques les plus faibles pour les femmes et les hommes respectivement.

L’objectif des Nations Unies, qui visait une réduction d’au moins un tiers des décès par maladies non infectieuses d’ici 2030, semble atteignable pour de nombreuses nations. Une analyse approfondie des données médicales de 185 pays, portant sur l’évolution de la mortalité liée à ces affections au cours des deux premières décennies du millénaire, confirme cette tendance positive dans une large majorité d’États. Le Japon et Singapour se distinguent, offrant les taux de risque les plus bas pour les femmes et les hommes respectivement. La Chine, l’Égypte, le Nigeria, la Russie, le Brésil ainsi que les pays scandinaves ont également enregistré des progrès notables.

Cependant, le professeur Majid Ezzati, de l’Imperial College de Londres, à la tête de cette équipe de recherche internationale, nuance ce tableau encourageant. « Dans certains pays, le déclin a stagné ou ralenti », alerte cet épidémiologiste et biostatisticien. Cette observation concerne notamment des nations disposant de ressources financières substantielles pour la santé, à l’instar des États-Unis, où la réduction de la mortalité liée aux maladies chroniques a été la plus faible parmi les pays industrialisés occidentaux.

La situation en Allemagne suscite également des préoccupations. Le pays enregistre l’un des taux de déclin les plus lents, se classant troisième pour les hommes et deuxième pour les femmes. Ces dernières voient même leur risque de décéder d’une maladie chronique augmenter entre 30 et 40 ans, ainsi qu’entre 65 et 75 ans. Plusieurs facteurs expliquent ce retard notable pour ces deux pays.

La recherche met en lumière l’évolution des facteurs de risque. Si les progrès des décennies précédentes, liés à l’amélioration des traitements et des directives cliniques, ont permis d’augmenter l’espérance de vie, leur impact semble désormais plafonner. « Tandis que les facteurs nuisibles augmentent », constate Magali Barbieri, chercheuse en démographie à l’Université de Californie. L’obésité et le diabète sont cités comme des exemples probants de cette tendance inquiétante.

L’augmentation inexorable de ces affections favorise l’apparition d’autres maladies graves, telles que les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, les lésions nerveuses et rénales. En Allemagne, plus d’un demi-million d’adultes développent chaque année un diabète de type 2, principalement lié aux modes de vie modernes.

Ces modes de vie sont la clé de la prévention, comme l’explique Baptist Gallwitz, de l’Association allemande du diabète. « Autrefois, notre niveau d’activité physique élevé était compensé par un apport alimentaire limité et peu fiable », rappelle-t-il. Aujourd’hui, la sédentarité s’est installée, tandis que l’apport calorique a explosé. Ce déséquilibre rend les cellules moins sensibles à l’insuline, entravant ainsi l’absorption du sucre. L’obésité qui en résulte sollicite davantage un pancréas déjà mis à rude épreuve, réduisant encore l’efficacité de l’insuline.

« Les changements de comportement constituent donc une solution miracle dans la prévention du diabète », affirme le Dr Gallwitz. L’activité physique, indépendamment de sa nature, est primordiale. L’idéal serait de « bouger tous les jours de la semaine, de manière à transpirer légèrement ». L’élimination des boissons sucrées est également cruciale. Ces sodas apportent un surplus de calories qui se diffuse rapidement dans le sang, sans procurer de satiété, entraînant une hausse constante de la glycémie. Une étude de l’Université Tufts de Boston estime que ces boissons seraient responsables chaque année de plus de 2,2 millions de nouveaux cas de diabète et de 1,2 million de nouveaux cas de maladies cardiaques dans le monde.

Par ailleurs, l’augmentation globale de l’espérance de vie s’accompagne d’une hausse des cas de démence. D’ici 2050, leur nombre pourrait atteindre 2,7 millions en Allemagne, selon la Société allemande contre la maladie d’Alzheimer. Si le vieillissement est un facteur déterminant, des mesures préventives existent, notamment l’exercice, une alimentation équilibrée, et la prise en charge de la perte auditive liée à l’âge. En effet, une audition défaillante sollicite moins le cerveau, favorisant ainsi l’apparition de la démence. Une étude chinoise a révélé qu’une perte auditive non corrigée augmentait le risque de démence de 42% chez les adultes âgés de 40 à 69 ans. Le port d’aides auditives neutraliserait ce risque accru.

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