Home Accueil Une entreprise qui fabriquait des desserts et des yaourts célèbres et qui appartenait aux actionnaires de Vicentin a fait faillite

Une entreprise qui fabriquait des desserts et des yaourts célèbres et qui appartenait aux actionnaires de Vicentin a fait faillite

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Publié le 2025-11-07 15:56:00. La justice argentine a prononcé la faillite de la laiterie ARSA, autrefois propriété du groupe Vicentin et gérée par la société vénézuélienne Maralac. Cette décision intervient après l’échec d’une procédure de restructuration, menaçant l’emploi de 550 salariés.

  • La Cour de Commerce Nationale n°29 a officiellement déclaré la faillite de la Société Anonyme d’Aliments Réfrigérés (ARSA) le 31 octobre, ordonnant la liquidation de ses actifs et la fermeture de ses installations.
  • Aucune offre de reprise n’a été déposée dans le cadre de la procédure de sauvetage, rendant la faillite inévitable selon la loi argentine sur l’insolvabilité.
  • Le syndicat des travailleurs laitiers (Atilra) dénonce la situation, craignant que 550 employés ne se retrouvent sans emploi, et établit des parallèles avec la faillite de La Suipachense.

Après une période de crise économique profonde, la laiterie ARSA, qui produisait des marques telles que SanCor Yogs, SanCor Vida, SanCor Shimy et Sancorito, a vu son destin scellé. La société, autrefois sous l’égide du Groupe familial Vicentin et gérée par la vénézuélienne Maralac avec une option d’achat, n’a pas réussi à surmonter ses difficultés financières. Le juge Federico Güerri, du Tribunal de Commerce National n°29, a acté la faillite dans le cadre du dossier n° 24 424/2023, initié par une procédure de conciliation préventive.

La décision du tribunal repose sur l’absence de parties intéressées enregistrées dans le registre ouvert en vue du sauvetage de l’entreprise. Suite à l’échec de sa proposition de restructuration auprès de ses créanciers, ARSA entrait dans une phase de sauvetage où des tiers, y compris des coopératives de travailleurs, pouvaient proposer des offres de reprise. Le dépôt d’une telle offre étant resté lettre morte, le juge n’a eu d’autre issue que de prononcer la faillite.

Les mesures immédiates consécutives à cette décision sont drastiques. L’entreprise fait l’objet d’une inhibition générale de ses actifs, le blocage de tous ses comptes bancaires, et l’interdiction de quitter le pays pour son principal administrateur. La Banque Centrale a été mandatée pour informer l’ensemble des institutions financières du pays de la faillite, entraînant la fermeture des comptes et le transfert des soldes vers un compte dédié au dossier. De plus, tout paiement effectué par des tiers à ARSA sera considéré comme inefficace. La fermeture immédiate des deux sites industriels d’ARSA, l’un à Arenaza (province de Buenos Aires) et l’autre à Monte Cristo (province de Córdoba), est également ordonnée.

L’Association des travailleurs de l’industrie laitière de la République argentine (Atilra) s’est vigoureusement opposée à cette issue, soulignant que « la faillite de l’ARSA laissera 550 travailleurs à la rue ». Le syndicat a comparé la situation à celle de La Suipachense, évoquant des stratégies similaires de la part de groupes familiaux. Les représentants syndicaux rappellent que le secteur laitier connaît une bonne production et des exportations soutenues, et que les difficultés rencontrées par certaines entreprises résultent d’une mauvaise gestion plutôt que d’un contexte sectoriel défavorable.

Selon des sources judiciaires, la procédure suit son cours légal. Après la phase de faillite, une nouvelle étape s’ouvre pour la présentation et la vérification des créances. Le syndic désigné devra statuer sur la validité de ces créances et leur montant avant de soumettre une résolution au juge. Par ailleurs, un calendrier a été fixé pour la vérification des dettes par les créanciers, avec une date limite pour la présentation des demandes fixée au 9 février 2026. Le processus de cession du patrimoine de l’entreprise débutera dès que tous les actifs auront été localisés.

Les difficultés d’ARSA étaient devenues manifestes dès mai 2024, lorsque l’entreprise avait entamé une procédure de conciliation préventive, demandant au syndicat Atilra la suspension d’une partie de ses salariés. L’entreprise avait alors justifié ces mesures par des difficultés de paiement des salaires et une baisse de la consommation, rendant la reprise de la production et les revenus nécessaires à la pérennité de l’activité très complexes. Plus tard, en mai dernier, l’activité des usines avait été suspendue pendant 30 jours, les installations étant déjà confrontées à des coupures de courant dues au non-paiement, signe précurseur de la détérioration financière.

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