Publié le 2025-11-07 17:43:00. Pour une guérison optimale des plaies, qu’elles soient chirurgicales ou accidentelles, l’apport en protéines est crucial, agissant de l’intérieur pour faciliter la cicatrisation, comme l’explique la communauté médicale indonésienne.
- Les protéines jouent un rôle fondamental dans le processus de cicatrisation, bien au-delà de l’action mécanique des fils de suture.
- Un apport suffisant en protéines, d’origine animale ou végétale, est indispensable pour éviter la réouverture des plaies.
- Les professionnels de santé recommandent vivement aux patients en phase de guérison d’intégrer des sources de protéines à leur alimentation.
Jakarta – La guérison d’une blessure, particulièrement après une intervention chirurgicale, ne se limite pas à la simple fermeture externe de la plaie. L’ingestion de nutriments adéquats, notamment de protéines, est un pilier essentiel pour permettre au corps de se régénérer efficacement. Le Dr. Heri Setyanto, chef général de l’Association des Chirurgiens d’Indonésie (PABI), souligne l’importance capitale de cet apport protéique.
« Les fils de suture utilisés lors d’une opération servent uniquement à rapprocher les bords de la plaie », explique le Dr. Heri. « Ce qui assure le véritable collage, ce sont les protéines présentes dans l’organisme. » En effet, ces molécules organiques sont les briques fondamentales nécessaires à la reconstruction des tissus. Elles interviennent dans la formation des vaisseaux sanguins, la synthèse de nouveau tissu cutané et accélèrent le renouvellement cellulaire des zones lésées.
Le médecin précise que les « médiateurs chimiques », ces substances qui stimulent les processus biologiques comme la production de globules rouges, sont tous dérivés de protéines. Par conséquent, une carence protéique peut significativement entraver la capacité du corps à cicatriser.
« Parce que les médiateurs chimiques ou les substances qui stimulent, par exemple le sang rouge du corps, sont tous fabriqués à partir de protéines. S’il y a un manque de protéines, la cicatrisation des plaies sera perturbée. »
Dr. Heri Setyanto, chef général de l’Association des Chirurgiens d’Indonésie (PABI)
L’insuffisance d’apport protéique peut avoir des conséquences directes sur la guérison. Si les fils de suture sont retirés alors que le corps ne dispose pas des ressources nécessaires en protéines, la plaie risque de se rouvrir. « Donc si le fil est retiré plus tard, et qu’il n’y a pas assez de protéines, la plaie va automatiquement s’ouvrir », met en garde le Dr. Heri.
Pour cette raison, il est fortement conseillé aux patients en cours de guérison d’enrichir leur alimentation en protéines. Ces nutriments peuvent être obtenus aussi bien auprès de sources animales que végétales. « La protéine n’est pas uniquement présente dans les œufs », conclut le médecin. « Elle peut se trouver dans les produits animaux comme la viande ou le poisson, ou dans les légumes tels que le soja ou le pois. »