Publié le 2025-11-07 10:21:00. Une série d’explosions a semé la panique dans la mosquée du lycée d’État 72 à Djakarta, blessant plus de 50 personnes lors de la prière du vendredi. L’unité d’élite antiterroriste indonésienne a été mobilisée pour élucider les circonstances de l’incident.
- Plus de 50 personnes ont été blessées, principalement par des éclats de verre, lors de multiples explosions survenues pendant la prière du vendredi.
- L’incident s’est déroulé au sein d’un complexe de la Marine à Kelapa Gading, dans le nord de Jakarta.
- L’enquête, à laquelle participe le Détachement 88 (Densus 88), vise à déterminer s’il s’agit d’un acte délibéré ou d’un accident.
L’explosion a retenti vers 12h30, alors que des étudiants et des membres du personnel du lycée public 72 (SMA Negeri 72) étaient réunis pour la prière du vendredi. Les autorités ont rapidement revu à la hausse le bilan des blessés, qui s’élève désormais à 54. Aucune victime n’est à déplorer. Les blessés ont été transportés vers deux hôpitaux avoisinants.
Selon l’inspecteur général en chef de la police de Jakarta, Asep Edi Suheri, les victimes ont souffert de blessures causées par des débris projetés et la force de l’onde de choc. Pour l’heure, aucun élément ne permet de lier directement cet événement au terrorisme. « L’enquête est toujours en cours », a souligné Asep Edi Suheri.
Le porte-parole du Détachement 88 (Densus 88), une unité spécialisée dans la lutte antiterroriste, Mayndra Eka Wardhana, a confirmé le déploiement de ses équipes. « Notre objectif est de déterminer si un mobile ou un réseau terroriste est impliqué », a-t-il déclaré, précisant que l’unité évalue la possible utilisation intentionnelle de matières explosives.
Parallèlement, l’équipe anti-drogue de la police de Jakarta a sécurisé le périmètre pour prévenir tout nouveau danger et recueillir des indices. « Il est primordial d’assurer la sécurité du site avant de poursuivre les investigations. Nous ne connaissons pas encore la cause exacte de l’explosion », a expliqué Budi Hermanto, porte-parole de la police.
Des témoins ont décrit des scènes de panique. « Le sermon venait juste de commencer quand l’explosion s’est produite. Tout le monde a couru dehors, certains pleuraient, d’autres étaient en état de choc », a relaté Budi Laksono, un enseignant présent sur les lieux.
Les enquêteurs ont par ailleurs découvert des éléments suspects, tels que des câbles ressemblant à ceux d’un engin explosif artisanal, une télécommande et des armes de type airsoft et revolver. La police n’a cependant pas encore établi de lien formel entre ces objets et l’explosion.
Plusieurs pistes sont actuellement étudiées par les autorités, allant du court-circuit électrique à un dysfonctionnement d’un appareil électronique, en passant par la possibilité d’une détonation intentionnelle.
La zone, située dans un complexe militaire, reste sous haute surveillance, avec la présence du personnel de la Marine et de la police. Les équipes médico-légales et de déminage poursuivaient leurs expertises jusque tard dans la soirée.