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une étude révèle un grand bénéfice contre les cas graves

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Publié le 22 février 2026 10:00. Une vaste étude suédoise confirme l’efficacité des programmes de dépistage du cancer colorectal, que ce soit par coloscopie ou par le test immunochimique fécal (FIT), pour détecter la maladie à un stade précoce et réduire les formes avancées.

  • L’étude démontre que le dépistage permet de diagnostiquer davantage de cancers à un stade I ou II, lorsque le traitement est plus efficace.
  • Le test FIT, avec un seuil de positivité ajusté, s’avère particulièrement efficace pour réduire la détection de cancers avancés.
  • Les effets indésirables liés au dépistage, bien que présents, restent limités et transitoires.

Les résultats de l’essai clinique randomisé SCREESCO (Screening of Swedish Colons), l’une des rares études au monde comparant en conditions réelles la coloscopie et le test FIT aux soins habituels, apportent un éclairage précieux sur les stratégies de lutte contre le cancer colorectal. L’étude a impliqué plus de 278 000 personnes âgées de 60 ans vivant dans 18 régions de Suède, toutes sans antécédents de cancer colorectal.

Les participants ont été répartis en trois groupes : un groupe soumis à une coloscopie unique, un deuxième groupe invité à réaliser deux séries de tests FIT avec un seuil de positivité bas (10 microgrammes d’hémoglobine par gramme de selles – soit 10 µg/g), et un groupe témoin bénéficiant des soins habituels sans programme de dépistage organisé.

Après un suivi médian de 4,8 ans, les chercheurs ont analysé le nombre de cas de cancer colorectal diagnostiqués, leur stade et les éventuels effets indésirables gastro-intestinaux ou cardiovasculaires.

L’une des conclusions clés de l’étude est le phénomène de « changement de stade ». Les groupes ayant bénéficié d’un dépistage – coloscopie et FIT – ont vu une augmentation du nombre de cancers diagnostiqués aux stades I et II. Dans le groupe coloscopie, le taux de cancer colorectal précoce était 38 % plus élevé que dans le groupe témoin, tandis que le groupe FIT affichait une augmentation de 19 % par rapport à ceux qui n’étaient pas invités au dépistage.

Inversement, les cas les plus graves, correspondant aux stades III et IV, étaient moins fréquents dans les groupes ayant subi un dépistage. Le groupe FIT a notamment montré une réduction significative de la détection de cancers avancés par rapport au groupe témoin, un indicateur important de l’efficacité clinique, ces stades étant associés à une mortalité plus élevée et à des traitements plus lourds.

L’étude a également évalué les effets indésirables potentiels du dépistage, un aspect central du débat sur les programmes de dépistage à grande échelle. Au cours de la première année suivant l’invitation au dépistage, une légère augmentation des événements gastro-intestinaux et cardiovasculaires a été observée dans les groupes coloscopie et FIT par rapport au groupe témoin. Cependant, cette différence tend à s’estomper avec le temps. À la fin du suivi, les taux d’événements cardiovasculaires étaient similaires entre les groupes, et la mortalité toutes causes confondues ne présentait pas de différences significatives.

Dans le cas du test FIT, une légère augmentation des hémorragies gastro-intestinales a été enregistrée, principalement en lien avec les procédures thérapeutiques consécutives à la détection de lésions précancéreuses. Les auteurs précisent que les événements indésirables graves directement imputables à la coloscopie, tels que les perforations intestinales ou les hémorragies majeures, restent rares (0,2 % dans les analyses précédentes de la même étude).

L’essai SCREESCO s’inscrit dans un contexte particulier : une population largement dépistée, un pays doté de registres de santé robustes et d’un suivi quasi complet des participants. Cela a permis aux chercheurs d’évaluer non seulement les cancers détectés par le programme, mais tous les diagnostics posés dans le système de santé pendant la période de l’étude.

Bien que le suivi soit encore trop court pour déterminer si le dépistage réduit la mortalité par cancer colorectal – le principal objectif de l’essai, qui sera évalué jusqu’en 2030 – les résultats actuels confirment l’efficacité de la coloscopie et du test FIT pour détecter la maladie à des stades plus traitables. Plus d’informations sur le dépistage du cancer colorectal en Suède.

Selon les auteurs, l’augmentation initiale du nombre de diagnostics reflète un bénéfice potentiel, tandis que l’augmentation précoce des effets indésirables représente un préjudice limité et transitoire. L’équilibre entre ces deux facteurs sera essentiel pour les décisions de santé publique, notamment dans les pays souhaitant étendre ou mettre en place des programmes organisés de dépistage du cancer du côlon.

En conclusion, l’étude suggère qu’inviter activement la population à réaliser des tests tels que le FIT ou la coloscopie modifie non seulement le moment du diagnostic du cancer colorectal, mais peut également améliorer les chances de détecter la maladie à un stade moins avancé et d’obtenir de meilleurs résultats à long terme.

EDWIN CAICEDO

Journaliste Environnement et Santé

@CaicedoUcros

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