Home Santé Une femme a survécu 40 ans après avoir reçu un cœur et des poumons – 25/10/2025 – Equilíbrio e Saúde

Une femme a survécu 40 ans après avoir reçu un cœur et des poumons – 25/10/2025 – Equilíbrio e Saúde

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Publié le 25 octobre 2025. Une Britannique de 53 ans, Katie Mitchell, détient désormais le record mondial de longévité après une double transplantation cardiaque et pulmonaire, une prouesse médicale qui souligne l’importance cruciale du don d’organes.

  • Katie Mitchell a survécu 38 ans après une greffe combinée cœur-poumons, une première mondiale.
  • Opérée à l’âge de 15 ans pour un syndrome d’Eisenmenger, elle rend hommage à sa jeune donneuse.
  • Son parcours exceptionnel met en lumière la rareté et la complexité de ces interventions, ainsi que le manque criant de donneurs.

À 53 ans, Katie Mitchell, résidant à Londres, vient d’entrer dans l’histoire médicale en devenant la patiente ayant survécu le plus longtemps au monde après une double transplantation cardiaque et pulmonaire. L’opération, réalisée il y a près de 38 ans, alors qu’elle n’avait que 15 ans, lui a sauvé la vie face à un syndrome d’Eisenmenger, une maladie rare et complexe liée à une cardiopathie congénitale. Ce syndrome, diagnostiqué chez elle à l’âge de 11 ans, provoquait une hypertension artérielle pulmonaire sévère, entraînant une résistance du flux sanguin dans les poumons, des lésions irréversibles et une insuffisance cardiaque. À l’époque, aucun traitement n’existait.

La Britannique se souvient de son état de santé précaire avant la greffe, marqué par un essoufflement extrême, nécessitant près d’un quart d’heure pour monter un escalier, et une coloration bleutée de ses lèvres, joues et ongles due au manque d’oxygène. « Je ne pouvais pas respirer », confie-t-elle. « Il me fallait presque 15 minutes pour monter ou descendre les escaliers et puis ma journée se terminait. Ensuite, j’avais besoin de me taire. » L’amélioration après l’opération fut spectaculaire : « Dès mon retour de la greffe, j’étais rose. Tout le monde l’a remarqué. L’amélioration de la respiration a été immédiate. »

Anthony Clarkson, porte-parole du Service de santé (NHS) pour les transplantations, a qualifié l’intervention de Katie Mitchell de « rare et complexe ». « L’histoire vraiment exceptionnelle de Katie démontre comment le don d’organes sauve et améliore des vies », a-t-il souligné. En effet, une double greffe cœur-poumons reste une procédure peu courante au Royaume-Uni, avec seulement cinq interventions réalisées chaque année. Pour Katie Mitchell, ce record est empreint d’émotion : « Il est difficile d’exprimer avec des mots ce que je ressens maintenant, d’être la personne ayant le plus longtemps vécu avec une double greffe dans mon pays. Mes sentiments sont contradictoires. Des gens que je connais et qui ont subi la même greffe sont morts avant moi. » Elle pense aussi à la famille de sa donneuse : « Sa famille a pris la décision de faire don de ses organes à un moment très douloureux pour eux. Je lui en suis très reconnaissant. »

Le chirurgien transplanteur Aaron Ranasinghe précise que si le taux de survie initial d’une telle opération s’élève à environ 85 %, seulement un peu plus de la moitié des patients survivent 10 à 12 ans. « Le fait que Katie ait atteint cette étape est donc fantastique », a-t-il ajouté.

L’histoire de Katie Mitchell met en lumière la situation critique des listes d’attente pour les greffes. Au Royaume-Uni, 12 personnes attendent actuellement une transplantation combinée cœur-poumons, et plus de 8 000 patients sont en attente d’une greffe d’organe en général. Ces chiffres contrastent avec les 800 personnes décédées à Londres au cours de la dernière décennie en attendant une transplantation. Au Brésil, le ministère de la Santé recense 47 500 personnes en attente d’une greffe d’organe et 33 500 pour une greffe de cornée. Entre janvier et octobre 2025, le Brésil a cependant réalisé près de 7 800 greffes d’organes et 14 100 greffes de cornée.

« La plupart d’entre nous accepteraient un organe si nécessaire. Mais il n’y a pas assez de donneurs », conclut Anthony Clarkson, rappelant que « chaque personne qui donne ses organes peut sauver jusqu’à neuf vies ».

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