Publié le 2025-10-12 11:01:00. Mim Greene, diagnostiquée de la sclérose en plaques (SEP), trouve un réconfort essentiel auprès de son chat Kismet, dont le nom semble prédestiné à sa rencontre. Cette relation prend une importance capitale alors qu’elle lutte contre les symptômes invalidants de la maladie et l’incompréhension de certains.
Mim Greene, résidant à Portobello, Dublin, depuis 35 ans, a adopté Kismet à l’âge de neuf ans auprès du DSPCA peu après avoir reçu son diagnostic de sclérose en plaques (SEP), une maladie auto-immune. Elle estime que les premiers symptômes se sont manifestés sept ans auparavant, alors qu’elle tombait dans les escaliers et que ses jambes cédaient sans prévenir.
Initialement, certains professionnels de santé ont minimisé ses symptômes, attribuant ses chutes à son âge avancé ou à un surpoids. Après un régime drastique et une perte de poids significative, les chutes persistaient, la poussant à rechercher un diagnostic plus approfondi.
« Si le médecin m’avait écouté, je continuerais probablement à faire du vélo, mais maintenant, c’est allé trop loin et j’ai la pire forme. Ils vous disent qu’il n’y a pas de traitement pour ce que j’ai, donc je n’ai pas vraiment envie de regarder ça parce que je dois essayer de rester positif. »
Mim Greene
Le diagnostic de SEP a bouleversé sa vie. « On ne contracte pas la SEP avant d’en avoir », confie-t-elle, soulignant l’impact dévastateur de cette maladie sur tous les aspects du quotidien. Son parcours professionnel a également été interrompu : ancienne thérapeute, elle a dû cesser son activité lorsqu’elle ne parvenait plus à se souvenir du nom de ses clients.
Mim Greene reconnaît que sa formation en psychologie transpersonnelle a été déterminante pour traverser cette épreuve. Elle dénonce également le manque de compréhension face à la maladie, rappelant les propos entendus : « La SEP, ce n’est pas grave ». La fatigue chronique, les pertes de mémoire et l’incompréhension sociale sont, pour elle, les aspects les plus difficiles à surmonter.
Viviane à Dublin, Mim Greene bénéficie d’une allocation d’invalidité. L’absence de famille proche dans la capitale renforce son sentiment d’isolement, rendant le soutien de Kismet encore plus précieux. « Il [Kismet] c’est ma famille », affirme-t-elle, tout en reconnaissant ses limites : « Il ne peut pas faire les courses ni sortir les poubelles. »
Au-delà de son soutien émotionnel, Kismet fait lui-même face à des problèmes de santé. Atteint d’une maladie rénale et d’un souffle cardiaque, il est suivi par la Croix Bleue irlandaise (Irish Blue Cross). Cette organisation caritative, active depuis 1945, vient en aide aux animaux de compagnie de propriétaires à faibles revenus à Dublin. Mim Greene souligne : « C’est grâce à eux qu’il est encore en vie, et il a un impact énorme sur ma santé mentale. »
La Croix Bleue irlandaise lance un appel aux dons à travers sa campagne #PlusDeTemps (#GivePetsMoreTime), face à une demande croissante qui a conduit à la mise sur liste d’attente de 1 400 animaux. Paul Halpin, responsable de la collecte de fonds, rappelle l’importance capitale des animaux de compagnie : « Les animaux de compagnie peuvent avoir un impact incroyablement positif sur la vie de leurs propriétaires, en leur apportant compagnie et amour inconditionnel. »
Le nom « Kismet », choisi par Mim Greene lors de son adoption, signifie « destin » en anglais, un terme que sa mère utilisait pour décrire ce qui était censé arriver. Pour Mim Greene, cette rencontre relève d’une évidence : « Je me sens très chanceuse de l’avoir et je sais qu’il ressent la même chose. Je suis une dame aux chats et ça me convient parfaitement. »