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Une forte pénurie dans ce domaine, malgré un salaire de 6 000 BGN

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Publié le 2025-10-12 08:19:00. Une grave pénurie de conducteurs de poids lourds frappe l’Union européenne, affectant particulièrement la Bulgarie où près de 20% des véhicules sont immobilisés faute de personnel qualifié.

Le secteur du transport international traverse une crise majeure due au manque criant de conducteurs. En Bulgarie, cette situation se traduit par l’immobilisation d’environ un cinquième de la flotte de camions, faute de personnel pour les acheminer. Ce déficit met à rude épreuve les entreprises du secteur, contraintes de limiter leur développement.

Pour Hristo Hristov, chauffeur routier depuis plus de vingt ans, le métier, bien que passionnant, est devenu plus risqué. Les longs trajets exposent les chauffeurs à des vols de carburant, un problème accentué par la récente augmentation des flux migratoires en Europe. Malgré ces défis, il conserve un attachement profond à sa profession, appréciant la diversité des destinations et le sentiment d’aventure qu’elle procure. Il regrette cependant un manque d’engagement de la part des jeunes générations, qui semblent réticentes à s’investir dans ce travail.

Cette désaffection pour la profession de conducteur routier préoccupe les acteurs du secteur. Ilian Filipov, dirigeant d’une entreprise de transport, constate que le manque de jeunes désireux d’apprendre le métier paralyse l’expansion de sa flotte. « Le problème est que les jeunes ne reconnaissent pas la profession, et à partir de là, en l’absence de ceux qui veulent étudier, cela n’a aucun sens de le faire », explique-t-il.

Face à cette situation, l’Union des transporteurs internationaux explore plusieurs pistes pour pallier le manque de main-d’œuvre. Parmi les solutions envisagées figurent l’importation de chauffeurs depuis des pays tiers, comme l’Inde, le Qatar ou le Népal, ainsi que la réhabilitation des filières de formation professionnelle dans les transports. L’organisation souligne que les formations techniques traditionnelles, autrefois prioritaires, ont perdu de leur attrait.

« À l’heure actuelle, une grande partie de nos grandes entreprises recherchent et ont déjà commencé à importer des chauffeurs de pays tiers comme l’Inde, le Qatar, le Népal. Les personnels non formés des lycées professionnels, des anciennes écoles techniques, des écoles secondaires et des catégories de personnel ne sont plus exercés et ne sont donc plus prioritaires. »

Les professionnels du secteur peinent à comprendre le désintérêt des jeunes pour ce métier, pourtant potentiellement lucratif. Un chauffeur débutant peut espérer un salaire mensuel d’environ 3 000 euros, permettant d’économiser la moitié de cette somme, et de constituer une épargne conséquente en quelques années. Cette perspective pourrait permettre à de jeunes conducteurs d’acquérir leur propre camion, de lancer une activité indépendante ou de réaliser des investissements immobiliers.

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