Publié le 2024-11-21 14h35. Une nouvelle loi dans l’État de São Paulo, au Brésil, autorise désormais l’inhumation des animaux de compagnie aux côtés de leurs propriétaires, une mesure qui reflète l’évolution de la place des animaux dans la société et soulève des questions de gestion urbaine.
- L’État de São Paulo permet l’enterrement des chiens, chats et autres animaux de compagnie dans les concessions familiales.
- Cette loi, baptisée « Loi Bob Coveiro », reconnaît officiellement le lien affectif entre les animaux et leurs propriétaires.
- La mise en œuvre de cette mesure est laissée à l’appréciation des municipalités, avec des frais à la charge des familles.
Une avancée significative pour les amoureux des animaux vient d’être officialisée dans l’État de São Paulo. Le gouverneur Tarcísio de Freitas a promulgué une loi permettant aux propriétaires d’inhumer leurs compagnons à quatre pattes – chiens, chats et autres animaux de compagnie – dans les cimetières familiaux. Cette décision, approuvée par le Parlement de l’État en décembre dernier, officialise une pratique longtemps réclamée par de nombreux Brésiliens et témoigne d’un changement profond dans la perception des animaux de compagnie.
La législation, affectueusement surnommée « Loi Bob Coveiro », rend hommage à un chien qui a vécu dix ans dans un cimetière de Taboão da Serra avant d’être enterré aux côtés de son maître. Ce nom symbolique souligne l’importance émotionnelle que les animaux peuvent avoir dans la vie de leurs propriétaires.
Si le cadre légal est désormais en place, la mise en œuvre concrète de cette loi incombe aux municipalités. Chaque commune devra définir les modalités d’application, notamment en termes de zones autorisées et de respect des réglementations existantes. Les frais liés à l’inhumation seront à la charge des familles détentrices des concessions funéraires. Les cimetières privés, quant à eux, conserveront une certaine autonomie pour établir leurs propres règles, à condition de respecter le cadre juridique de l’État.
Le Brésil compte actuellement 141,6 millions d’animaux de compagnie, selon l’Association brésilienne du secteur. Parmi eux, on dénombre 55,1 millions de chiens, 24,7 millions de chats, mais aussi 19,4 millions de poissons et 40 millions d’oiseaux. Cette forte présence d’animaux dans les foyers brésiliens pose des défis environnementaux, notamment dans les grandes villes, en matière de gestion des déchets et de préservation des espaces verts.
Cette nouvelle réglementation s’inscrit dans une tendance plus large à l’intégration des animaux dans la vie urbaine. São Paulo se positionne ainsi comme l’une des métropoles les plus accueillantes pour les animaux d’Amérique latine, avec une offre croissante de parcs, de cliniques vétérinaires et de services spécialisés. D’autres villes, comme Buenos Aires en Argentine, qui a développé des parcs et des aires de loisirs pour chiens, ou Vancouver au Canada, avec ses aménagements verts adaptés aux animaux, s’engagent également dans cette voie. En Europe, Madrid et Paris autorisent déjà les animaux dans les transports en commun sous certaines conditions.
Ces initiatives témoignent d’une prise de conscience croissante de l’importance du bien-être animal et de la nécessité de construire des environnements urbains plus inclusifs et durables. La décision de São Paulo, au-delà de son aspect symbolique, invite les villes à repenser leur aménagement pour mieux prendre en compte les besoins des animaux et de leurs propriétaires, tout en veillant à la préservation de l’environnement. Plus d’informations sur les politiques favorables aux animaux en Amérique latine.
