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Une ménopause précoce et une fonction cardiaque réduite peuvent nuire à la santé cérébrale

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Publié le 21 octobre 2025. Une nouvelle étude révèle que la combinaison d’une ménopause précoce et d’une fonction cardiaque réduite pourrait avoir des conséquences cumulatives néfastes sur la santé cérébrale des femmes. Les conclusions seront dévoilées lors de la conférence annuelle de la Menopause Society en octobre 2025.

  • Les femmes sont davantage sujettes aux maladies cardiovasculaires et à Alzheimer, un risque accru chez elles lorsque ces deux affections sont liées.
  • Une ménopause survenant à un âge précoce aggraverait l’impact négatif d’une fonction cardiaque affaiblie sur le cerveau.
  • La recherche met en lumière l’importance de considérer l’âge de la ménopause comme un facteur clé dans l’évaluation du risque de démence.

Les liens entre les maladies cardiovasculaires et la maladie d’Alzheimer sont bien établis, tout comme l’influence négative d’une ménopause précoce sur la santé cognitive. Cependant, l’effet combiné de ces deux facteurs sur la santé cérébrale restait peu documenté. Pour éclaircir ce point, une étude a analysé les données de plus de 500 participantes afin de déterminer si un âge de ménopause plus jeune modifiait l’association entre la performance cardiaque et certains marqueurs de la santé cérébrale, tels que le volume de matière grise, la présence de lésions de la substance blanche et les capacités cognitives.

La fonction cardiaque a été mesurée par IRM cardiaque, évaluant la fraction d’éjection ventriculaire gauche au repos. L’IRM cérébrale a permis de quantifier le volume de matière grise et la charge d’hyperintensité de la substance blanche, tandis que des tests neuropsychologiques standardisés ont évalué les fonctions cognitives. Les analyses ont pris en compte divers facteurs comme l’âge, l’origine ethnique, le niveau d’éducation, l’usage d’hormonothérapie, le type de ménopause (spontanée ou chirurgicale), la graisse viscérale, la pression artérielle systolique, l’index cardiaque et le volume intracrânien.

Les résultats préliminaires suggèrent un effet cumulatif délétère sur le cerveau lorsque ménopause précoce et dysfonctionnement cardiaque coexistent. Ces découvertes seront présentées plus en détail lors de la réunion annuelle 2025 de la Menopause Society, sous le titre : « L’influence combinée de la ménopause précoce et de la fonction cardiaque sur la santé cérébrale ».

« Nous ne comprenons pas encore pleinement comment la ménopause, et particulièrement une ménopause précoce, impacte le vieillissement cérébral. En étudiant l’intersection entre la santé cardiaque et cérébrale, nous avons cherché à apporter un éclairage sur ce domaine de recherche important, mais souvent négligé », a déclaré Tallinn Splinter, auteur principal de l’étude, affilié à l’Université de Toronto et au Sunnybrook Research Institute.

« Ces résultats soulignent l’importance d’intégrer des facteurs spécifiques au sexe, tels que l’âge à la ménopause, dans la recherche sur le risque de démence et d’informer les stratégies ciblées de prévention et d’intervention. »

Dre Stéphanie Faubion, directrice médicale, The Menopause Society

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