Home Santé Une « molécule intelligente » contre la maladie d’Alzheimer renforce les défenses naturelles du cerveau

Une « molécule intelligente » contre la maladie d’Alzheimer renforce les défenses naturelles du cerveau

0 comments 50 views

Publié le 2026-02-06 10:00:00. Des chercheurs italiens ont mis au point un composé prometteur, le Sulfavant A, capable de renforcer les défenses naturelles du cerveau et de ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer, selon une étude récente.

  • Le Sulfavant A, développé en laboratoire, stimule les mécanismes de défense du cerveau contre les plaques amyloïdes, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.
  • Les tests en laboratoire et sur des animaux ont montré une réduction partielle de la formation de ces plaques et une amélioration de la mémoire.
  • Cette découverte ouvre une nouvelle voie thérapeutique, axée sur le soutien des défenses immunitaires du cerveau plutôt que sur la simple élimination des plaques.

Une équipe de scientifiques issus de plusieurs instituts du Conseil National de Recherches (CNR) italien a publié une étude encourageante dans le Journal of Neuroinflammation. Les recherches ont été menées en collaboration avec l’Université Campus Bio-Medico, la Fondation Santa Lucia de Rome, ainsi que les universités Federico II de Naples et la Grande Grèce de Catanzaro. L’Institut de Chimie Biomoléculaire du CNR à Pouzzoles a joué un rôle central dans ces travaux.

L’approche novatrice de cette recherche consiste à ne pas cibler uniquement l’élimination des plaques amyloïdes, mais à renforcer les mécanismes de défense naturels du cerveau.

« Les travaux suggèrent un réel changement de perspective dans le traitement de la maladie – c’est-à-dire ne pas se concentrer exclusivement sur l’élimination directe des plaques amyloïdes, mais soutenir et renforcer les mécanismes de défense endogènes du cerveau, avec une attention particulière au rôle de l’immunité innée. »

Angelo Fontana, directeur du Cnr-Icb et coordinateur de la recherche

Le Sulfavant A, breveté par le CNR, agit en régulant l’activité des microglies, les cellules immunitaires du cerveau chargées d’éliminer les déchets et les agrégats protéiques, notamment ceux associés à la maladie d’Alzheimer. Les résultats préliminaires suggèrent également un potentiel thérapeutique pour d’autres maladies neurodégénératives. Les chercheurs prévoient maintenant de lancer des essais cliniques sur des patients humains afin de confirmer ces résultats prometteurs.

Neurocovid et Long Covid : l’alerte sur des symptômes tardifs

Décès du père de Piero Pelù, atteint de la maladie d’Alzheimer

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.