Publié le 24 octobre 2025. Des chercheurs de l’Institut Karolinska ont identifié de nouvelles méthodes d’analyse de la microstructure cérébrale qui pourraient révolutionner le diagnostic et le suivi de la démence frontotemporale.
- La mesure de la microstructure cérébrale s’avère prometteuse pour détecter les risques de démence frontotemporale.
- Cet outil pourrait également améliorer le suivi de la progression de la maladie dans le cadre d’essais cliniques.
Ces avancées sont le fruit d’une étude internationale dans le cadre de l’initiative Genphi (Genetic Frontotemporal Dementia Initiative). Les travaux suggèrent que l’analyse des caractéristiques fines du tissu cérébral peut fournir des informations précieuses sur les individus susceptibles de développer une démence frontotemporale. De plus, cette approche permettrait un suivi plus précis de l’évolution de la maladie, un atout majeur pour les chercheurs travaillant sur de nouveaux traitements.
« Nos résultats indiquent que les mesures de la microstructure cérébrale peuvent être un outil important pour identifier les individus présentant un risque de démence du lobe frontal et pour suivre l’évolution de la maladie dans les études cliniques », explique Caroline Graff, professeure à l’Institut Karolinska et dernière auteure de l’étude.
Professeur Caroline Graff
L’étude a bénéficié du soutien de plusieurs organismes de recherche, dont le Conseil suédois de la recherche, la Fondation Schörling, le Fonds Alzheimer, le Brain Fund, le Dementia Fund, la Neuro Association et la région de Stockholm. Les auteurs de la recherche n’ont déclaré aucun conflit d’intérêts.
Les conclusions de cette recherche ont été publiées dans la revue *Molecular Psychiatry* sous le titre : « La microstructure corticale est associée à la gravité de la maladie et à la progression clinique de la démence frontotemporale génétique : une étude GENFI ».