Publié le 21 février 2024 14:35:00. Une étude menée à Málaga offre une nouvelle perspective dans le traitement du cancer du sein chez les femmes âgées, en réduisant significativement le nombre de séances de radiothérapie nécessaires sans compromettre l’efficacité.
- Les patientes âgées atteintes d’un cancer du sein à un stade précoce pourraient bénéficier d’un traitement par radiothérapie plus court et moins contraignant.
- L’étude démontre un taux de contrôle de la tumeur à trois ans de 98,7 % avec un schéma de radiothérapie ultra-hypofractionnée.
- Cette approche améliore la qualité de vie des patientes, notamment celles ayant des difficultés de mobilité ou vivant loin des centres de soins.
Des chercheurs de l’Institut de recherche biomédicale de Málaga (Ibima), en collaboration avec l’hôpital clinique Virgen de la Victoria, ont mis au point une méthode innovante pour optimiser le traitement du cancer du sein chez les femmes âgées. Leur travail, publié ce vendredi, suggère qu’il est possible de réduire le nombre de séances de radiothérapie tout en maintenant un niveau d’efficacité élevé.
L’étude s’est concentrée sur un schéma de radiothérapie ultra-hypofractionnée, qui consiste à administrer une seule séance par semaine pendant cinq semaines, contrairement aux traitements quotidiens traditionnels. L’analyse a porté sur 334 patientes, d’un âge moyen de 77 ans, ayant subi une intervention chirurgicale pour un cancer du sein et ayant ensuite reçu une radiothérapie sur l’ensemble du sein entre 2007 et 2019.
Les résultats sont encourageants : le contrôle de la tumeur à trois ans s’élève à 98,7 %, la survie globale atteint 90 % et 99,7 % des patientes ont mené à bien l’intégralité de leur traitement. Ces chiffres confirment non seulement l’efficacité du protocole, mais aussi sa meilleure tolérance par les patientes, réduisant ainsi les risques d’abandon thérapeutique.
L’impact sur la qualité de vie est un aspect particulièrement important de cette recherche. Plus de 60 % des patientes incluses dans l’étude résidaient en dehors de la zone métropolitaine de Málaga, ce qui rendait les déplacements quotidiens vers l’hôpital particulièrement difficiles. La réduction du nombre de visites permet de limiter la fatigue, le stress et l’impact émotionnel, des facteurs cruciaux pour les femmes âgées ou fragilisées.
L’équipe de recherche a également comparé deux niveaux de dose et a conclu que le programme de 28,5 grays (5,7 grays par séance) est le plus recommandé, car il minimise les effets secondaires à long terme, tels que la fibrose chronique, qui peut affecter le tissu mammaire.
Contrairement à certaines études internationales, ce travail a inclus des cas cliniques plus complexes, notamment des patientes ayant subi une mastectomie ou une irradiation ganglionnaire, élargissant ainsi le champ d’application de cette technique à un plus grand nombre de femmes.