Publié le 2025-10-15 16:44:00. Une mère de Floride accuse un policier de Jacksonville de violences policières disproportionnées lors de son arrestation devant l’école de sa fille, une scène immortalisée par des caméras et devenue virale.
L’incident s’est déroulé le 7 octobre, en après-midi, devant l’école IDEA Charter School, dans le quartier Riverview de Jacksonville. Erika McGriff, 39 ans, avait garé son véhicule à une intersection et l’avait laissée rouler pendant qu’elle récupérait sa fille de 9 ans, sous une forte pluie. Les autorités du bureau du shérif de Jacksonville (JSO) ont affirmé que le permis de conduire de Mme McGriff avait été révoqué par le passé.
Selon le JSO, un agent affecté à l’école, Randy Holton, s’est approché d’elle alors qu’elle tentait de s’éloigner. Une confrontation verbale a rapidement dégénéré en une lutte physique, l’agent tentant d’interpeller la jeune femme.
Des images de vidéosurveillance et de téléphone portable révèlent la violence de l’interpellation
Les vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent l’escalade de la situation, l’agent tentant de passer les menottes à Mme McGriff. Les images de la caméra corporelle de l’agent montrent Mme McGriff se redressant et donnant des coups de poing en direction de l’officier. Une autre vidéo, filmée par un témoin avec son téléphone portable sous un angle différent, capture la mère et le policier en train de se battre et de s’échanger des coups. On y voit notamment l’agent projeter Mme McGriff au sol, lui appliquer une prise d’étranglement et la mère crier qu’elle ne peut plus respirer.
« Tout ce que je voulais, c’était sortir ma fille de l’école sans qu’elle ne soit trempée sous la pluie. C’est tout. Tout ce qui s’est passé était tout simplement injustifié et ce n’est pas normal. »
Erika McGriff
L’avocat des droits civiques Ben Crump défend la mère
Représentée par le célèbre avocat des droits civiques Ben Crump, Erika McGriff soutient que le policier a fait usage d’une force excessive et inutile lors de son arrestation. Elle allègue avoir été étranglée, ses cheveux tirés, frappée à coups de poing au visage et qu’un genou a été posé sur son cou.
« Le type de force utilisé sur Erika McGriff – les étranglements, les cheveux tirés, les coups de poing au visage, le genou sur le cou – devrait être réservé aux criminels armés et dangereux qui représentent une menace pour le public et notre sécurité. Mais pas pour des mères qui font simplement leur devoir en allant chercher leur fille à l’école pour qu’elle ne soit pas importunée par la pluie. »
Ben Crump, avocat des droits civiques
De son côté, le JSO maintient que Mme McGriff a résisté violemment à son arrestation, donnant des coups à l’officier et le mordant. Elle a été inculpée de voies de fait sur un agent des forces de l’ordre, de résistance violente à un agent et de conduite avec un permis révoqué. Maître Crump s’est engagé à contester ces accusations devant les tribunaux.