Home Santé Unité mammaire Aou Sassari : le témoignage d’Antonella Porcu d’Arzachena, une patiente oncologique atteinte de deux tumeurs du sein

Unité mammaire Aou Sassari : le témoignage d’Antonella Porcu d’Arzachena, une patiente oncologique atteinte de deux tumeurs du sein

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Publié le 12 mai 2024 09:00:00. À l’unité mammaire de l’Aou de Sassari, une patiente témoigne de l’importance du soutien humain et de l’excellence des soins, rappelant que la proximité et l’empathie sont aussi vitales que les traitements médicaux dans la lutte contre le cancer du sein.

  • Antonella Cochon, atteinte de deux tumeurs du sein, souligne la qualité des soins et l’humanité dont elle a bénéficié à l’unité mammaire de Sassari.
  • Elle insiste sur l’importance de la prévention et dénonce la tendance des Sardes à se rendre sur le continent pour des soins, alors que l’île dispose de professionnels compétents.
  • Son parcours, marqué par un diagnostic tardif suite à un dépistage, met en lumière la nécessité d’une vigilance constante et d’un accompagnement personnalisé.

Pour Antonella Cochon, 59 ans, originaire d’Arzachena, la lutte contre le cancer du sein a révélé une vérité essentielle : même dans les moments les plus sombres, la gentillesse et le soutien peuvent apporter un réconfort précieux. « Ça ne guérit pas, mais ça soutient », confie-t-elle, évoquant les gestes simples – câlins, caresses, sourires – qui ont fait toute la différence au sein de l’unité mammaire de l’Aou de Sassari, aux Cliniques San Pietro.

« Pour nous, les malades, ces attentions comptent autant que les thérapies », explique Antonella, qui suit un traitement depuis un an. Son histoire commence, non pas avec la maladie elle-même, mais avec les personnes qui l’ont accompagnée et continuent de l’accompagner dans cette épreuve. « Je ne sais pas comment mon histoire va se dérouler, ajoute-t-elle, mais j’ai envie de faire confiance aux médecins et aux infirmières de ce service. Et de faire de la prévention. Je suis reconnaissante pour leurs soins et leur humanité, les deux thérapies précieuses. » Elle dénonce également une tendance chez les Sardes à chercher des soins sur le continent, pensant qu’ils y seront mieux traités. « Je peux dire que nous avons ici d’excellents professionnels. »

Le parcours d’Antonella a débuté par des contrôles annuels en cabinet privé. En 2025, elle a été contactée par le centre de dépistage d’Olbia dans le cadre d’une campagne de prévention gratuite. « Je devais bientôt passer une mammographie et j’ai donc accepté », raconte-t-elle. Elle se souvient de l’expression du médecin : « Madame, il y a quelque chose qui ne va pas. » Elle répond avec conviction : « Impossible, j’ai passé une mammographie il y a un an et on m’a dit que je n’avais qu’un kyste hydrohydrique. » La réponse du médecin a été sans appel : « Madame, les kystes sont ronds, celui-ci a la forme d’une étoile. » La biopsie a confirmé le diagnostic, une nouvelle qui lui a été annoncée par téléphone, « ce qui m’a fait deux fois mal », et a déclenché un choc et une peur amplifiée par des antécédents familiaux. Antonella a alors consulté un spécialiste privé, mais le diagnostic est resté le même : une tumeur au sein droit et une autre à gauche, de types différents.

Après un premier passage à l’hôpital Giovanni Paolo II d’Olbia, où une thérapie immédiate lui a été proposée, Antonella a dû choisir entre Sassari, Nuoro et Cagliari. « J’étais terrifiée. Ma tête disait non à tout, je ne voulais pas accepter ce mal », se souvient-elle. Aujourd’hui, elle exprime sa gratitude envers le destin qui l’a conduite à Sassari et lui a permis de rencontrer le Dr Alessandro Fancello et le Dr Giuliana Giuliani. « Tout un département où l’on respire l’humanité et l’empathie ainsi que le professionnalisme. Elles sont peu nombreuses mais elles se démènent, sans se ménager. » Elle a subi une opération délicate de neuf heures, au cours de laquelle le Dr Emilio Trignano a procédé à l’ablation des deux seins et à la pose de prothèses. « J’ai expérimenté tellement de professionnalisme cette année et tellement d’humanité. Câlins, caresses, sourires. Nous, les patients atteints de cancer, en avons également besoin. »

Antonella témoigne de la souffrance et de la déprime qu’elle observe lors de ses séances de chimiothérapie. « Chaque fois que je vais en chimio et que je suis dans la salle d’attente, je suis attaquée par la mauvaise humeur. Il y a beaucoup de souffrance, il y a beaucoup de douleur. Alors j’essaie aussi de donner le sourire à ceux qui sont plus mal lotis que moi. Et souvent, ce sourire revient. »

Son parcours n’est pas encore terminé. « Une tumeur a disparu, je dois encore faire plusieurs cycles de chimio mais je peux dire que j’ai eu de la chance », conclut-elle avec une gratitude armée et claire. « Je suis toujours là et j’ai rencontré des médecins extraordinaires, comme les spécialistes d’Olbia Giancarla Soru et Giovanna Maria Schintu. Et des personnes avec qui je partage ce voyage qui sont devenues une famille. »

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