Publié le 2025-11-05 09:56:00. La controverse autour de la modification du Plan Régulateur Général (PRG) de Colli al Metauro s’intensifie. Après les réserves exprimées par des comités citoyens et des associations, c’est désormais le groupe d’opposition au conseil municipal qui réclame l’annulation d’une délibération clé.
- Le conseil minoritaire de Colli al Metauro demande l’annulation de la résolution du 1er septembre dernier.
- Cette résolution avait lancé le processus de transformation d’une zone résidentielle de 6 hectares en zone industrielle.
- L’opposition conteste les justifications avancées par la majorité, dénonçant des « erreurs évidentes » et un « excès de pouvoir ».
Le litige porte sur la « variante » du PRG concernant la zone de Postavecchia-Cerquelle. Cette zone, d’une superficie de 6 hectares, située sur le territoire de Colli al Metauro mais enclavée par celui de Lucrezia di Cartoceto, est visée par un projet de transformation de résidentiel en industriel. L’objectif est de permettre au propriétaire du terrain, également détenteur de l’entreprise Mec.Al srl, d’y construire une usine de 30 000 mètres carrés. Cette initiative avait déjà suscité des observations formelles de la part du comité citoyen « Via Cerquelle » et de l’association Airone, ainsi que de la municipalité de Cartoceto, pointant des éléments de conflit.
La démarche de l’opposition prend la forme d’une demande de convocation de l’assemblée civique, transmise par Alessandra Khadem, conseillère municipale et avocate. La requête, enregistrée le 29 octobre, vise à inscrire à l’ordre du jour l’annulation de la résolution du 1er septembre, qui a initié la procédure de modification. Conformément aux règles, le conseil doit être réuni dans les 20 jours suivant la demande, la séance devant donc se tenir avant le 18 novembre, date encore à fixer.
La proposition d’annulation avancée par le groupe minoritaire repose sur le « défaut du système de motivation » de la résolution initiale. Selon les opposants, la délibération serait entachée d' »erreur évidente dans l’évaluation des éléments factuels » et d' »excès de pouvoir » résultant d’une « claire déformation des faits ». L’argument principal de l’opposition est que la justification avancée par la majorité, évoquant la présence de zones productives avoisinantes, ne serait pas conforme à la réalité. Le groupe minoritaire soutient que les zones adjacentes sont « à caractère majoritairement résidentiel ». De plus, ils soulignent la proximité de l’école maternelle municipale, fréquentée par 90 enfants et située à seulement 170 mètres, ainsi qu’une zone destinée à l’implantation de structures scolaires, sociales, culturelles et sanitaires au nord-est du secteur, à quelques dizaines de mètres.
La résistance à cette « variante » se manifeste également par le déploiement croissant de banderoles sur les terrasses et les clôtures des habitations de la via Cerquelle et de ses environs. L’action du groupe minoritaire du conseil municipal vient ajouter un nouveau chapitre à cette mobilisation, la confrontation directe en mairie étant désormais imminente, promettant de lever le voile sur les arguments de chacun.