Publié le 26 février 2026 à 15h56. Dans un discours record devant le Congrès, le président Donald Trump a défendu son bilan économique et sa politique migratoire, tout en promettant de poursuivre ses réformes, malgré les critiques de l’opposition démocrate.
- Le discours sur l’état de l’Union du président Trump a duré une heure et quarante-sept minutes, établissant un nouveau record.
- Le président Trump a mis l’accent sur l’amélioration de la situation économique, notamment en matière d’inflation et de prix de l’essence.
- Les démocrates ont critiqué le discours, le jugeant partisan et déconnecté des préoccupations des Américains.
Le président Donald Trump a prononcé mardi 24 février 2025 un discours sur l’état de l’Union particulièrement long devant le Congrès américain. Il a présenté son programme de second mandat comme une transformation pour les États-Unis, malgré une cote de popularité en baisse. Il a affirmé que « l’état de notre union est fort ».
Le discours, qui a duré une heure et quarante-huit minutes, a permis au président de réaffirmer ses priorités et de répondre aux préoccupations des électeurs, notamment en matière d’accessibilité financière. Il a notamment promis de mettre en place un nouveau type de compte de retraite, similaire à ceux proposés aux fonctionnaires fédéraux, avec une contribution gouvernementale de contrepartie.
« Attendez juste un petit moment. Nous sommes en train de le réduire, et vous verrez bientôt des chiffres que peu de gens croyaient possibles à atteindre. »
Président Donald Trump
Le président Trump a également abordé la question de la politique étrangère, en particulier les tensions croissantes avec l’Iran, à la veille de négociations prévues à Genève. Il a déclaré qu’il ne permettrait jamais à l’Iran de posséder l’arme nucléaire.
« Ma préférence est de résoudre ce problème par la diplomatie. Mais une chose est sûre. Je ne permettrai jamais au premier sponsor mondial du terrorisme, qu’il est de loin, de posséder l’arme nucléaire. Je ne peux pas laisser ça arriver. »
Président Donald Trump
Le discours a été marqué par des moments de tension, notamment lors de l’évocation de la politique migratoire. Le président Trump a défendu sa ligne dure, ce qui a provoqué des réactions vives de la part des démocrates. Il a réprimandé les démocrates, tandis que les républicains se sont levés et ont applaudi pendant plus d’une minute.
« Le premier devoir du gouvernement américain est de protéger les citoyens américains, et non les étrangers en situation irrégulière. »
Président Donald Trump
En réponse, la représentante Ilhan Omar (Démocrate-MN) a lancé : « Vous avez tué des Américains. » suite à la mort par balle de deux citoyens américains à Minneapolis le mois dernier.
Plusieurs démocrates ont boycotté le discours, préférant organiser une contre-manifestation devant le Capitole. La gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, a critiqué le discours, le qualifiant de mensonger et de déconnecté des réalités économiques des Américains.
« Dans son discours de ce soir, le président a fait ce qu’il fait toujours. Il a menti, il a fait du bouc émissaire et il a distrait. Et il n’a proposé aucune véritable solution. »
Gouverneur Abigail Spanberger (D-VA)
Le vice-président J.D. Vance a quant à lui estimé que l’administration Trump avait « beaucoup d’élan » et qu’il restait du travail à accomplir pour « réparer le gâchis hérité ».
Liz Landers, correspondante à la Maison Blanche, a souligné que le président Trump a également fait des affirmations inexactes concernant les prix de l’essence et la fraude fiscale. Selon ses vérifications, le prix moyen de l’essence aux États-Unis est actuellement de 2,97 $ le gallon (contre 3,11 $ lors de son investiture en 2025), et aucun État n’affiche un prix inférieur à 2,30 $ le gallon. Elle a également démenti les allégations du président concernant un vote massif d’immigrants sans papiers, citant des études du ministère de la Sécurité intérieure et de la Heritage Foundation qui montrent que ce phénomène est extrêmement rare.
Le président Trump se rendra au Texas à la fin de la semaine pour promouvoir son programme économique, avant les élections primaires de cet État.