Publié le 2024-02-29 14:15:00. L’alimentation joue un rôle crucial dans la prévention et la gestion des cancers, mais les recommandations diffèrent selon que l’on parle de prévention primaire ou de soutien nutritionnel pour les patients déjà diagnostiqués. Une consommation modérée de viande rouge et des méthodes de cuisson appropriées sont au cœur des conseils des experts.
- Pour les patients atteints de cancer, l’objectif principal est de prévenir la cachexie, une perte sévère de masse musculaire.
- La consommation excessive de viande rouge peut augmenter le risque de cancer colorectal, mais elle reste une source importante de nutriments essentiels pour les malades.
- Les cuissons à haute température et la consommation de charcuteries sont à éviter en raison de la formation de composés potentiellement dangereux.
Dans la lutte contre les pathologies oncologiques, la nutrition est bien plus qu’un simple complément : elle constitue un pilier fondamental pour améliorer le pronostic et la qualité de vie des patients. Il est primordial de distinguer les stratégies de prévention primaire, visant à réduire le risque de développer un cancer, et le soutien nutritionnel actif, destiné aux personnes déjà atteintes de la maladie. Ces recommandations s’appuient sur le consensus d’organisations internationales de premier plan, telles que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui identifie les causes environnementales du cancer, et l’Institut américain de recherche sur le cancer (AICR).
Selon la Société Anticancer du Venezuela (SAV), bien que la consommation importante de viande rouge soit associée à un risque accru de cancer colorectal dans la population générale, la priorité pour un patient déjà diagnostiqué est d’éviter la cachexie, une perte sévère de masse musculaire qui affaiblit considérablement l’organisme.
La nutritionniste Ana Sojo souligne qu’il n’est pas nécessaire d’éliminer complètement la viande de son alimentation. « La viande est une source essentielle de fer, d’acides aminés et de protéines, indispensables pour combattre l’anémie et la fatigue », explique-t-elle. Elle recommande toutefois de modérer sa consommation à un maximum de 350 à 500 grammes par semaine, en privilégiant les coupes maigres de bœuf ou de porc.
La spécialiste met également en garde contre les températures élevées utilisées dans certaines méthodes de cuisson, comme les grillades, le rôtissage direct sur le feu ou la friture. Ces techniques génèrent des produits chimiques dangereux, tels que des hydrocarbures et des amines hétérocycliques, qui endommagent l’ADN et augmentent les marqueurs inflammatoires, favorisant ainsi la croissance tumorale. Il est préférable d’opter pour des méthodes de cuisson plus douces, comme la cuisson à la vapeur, la cuisson à température contrôlée ou les ragoûts lents, qui préservent l’intégrité des aliments.
Enfin, les charcuteries et autres produits transformés à base de viande sont fortement déconseillés en raison de leur teneur élevée en sodium, en graisses saturées et en nitrites. Ces additifs, en contact avec l’acide gastrique, se transforment en nitrosamines, des composés hautement mutagènes.
Informations issues d’un communiqué de presse