Publié le 11 février 2026. Des vétérinaires de l’État d’Anzoátegui tirent la sonnette d’alarme face à une recrudescence de maladies virales potentiellement mortelles chez les chiens, notamment la maladie de Carré et le parvovirus, dans plusieurs régions du Venezuela.
- La maladie de Carré et le parvovirus, deux affections virales graves, se propagent activement dans les États de Bolívar, Nueva Esparta, Táchira et Anzoátegui.
- Ces maladies présentent une forme neurologique particulièrement préoccupante, caractérisée par des convulsions et des troubles respiratoires.
- La prévention par la vaccination est le seul moyen efficace de protéger les chiens, car il n’existe pas de traitement curatif garanti.
Les vétérinaires Rosana Sánchez D’Ambrosio et Rafael Gamboa, membres du Collège des médecins vétérinaires de l’État d’Anzoátegui, ont exprimé leur inquiétude face à cette situation préoccupante. Lors d’une interview sur Unión Radio 93.7 FM, dans l’émission « Gente y Ciudad » animée par María Alejandra Malaver, les spécialistes ont souligné la gravité de ces épidémies qui touchent exclusivement les canidés.
Le Dr Gamboa a mis en garde contre la forme neurologique de ces maladies, expliquant :
« La tension neurologique est la plus préoccupante ; elle provoque des convulsions, des troubles respiratoires, des sécrétions oculaires et des symptômes fébriles sévères qui compromettent rapidement la santé de l’animal. »
Dr. Rafael Gamboa, vétérinaire
Les experts insistent sur le fait que la vaccination est la seule protection efficace. Une fois les symptômes apparus, la situation est critique. Selon le Dr Sánchez :
« Il est essentiel que les propriétaires comprennent que les vaccins sont préventifs. Un chien qui présente déjà des symptômes de maladie de Carré ne peut pas être vacciné ; dans ces cas-là, il ne reste plus qu’à traiter la maladie avec des soins intensifs et une hospitalisation, ce qui coûte extrêmement cher et ne garantit pas la survie. »
Dr. Rosana Sánchez D’Ambrosio, vétérinaire
La propagation de ces virus est principalement due au contact des chiens avec des déchets ou de l’urine contaminés dans les lieux publics. Les vétérinaires soulignent que le taux de mortalité associé à ces maladies est élevé, se situant entre 60 et 70 %. Ils déplorent le manque de vaccination chez de nombreux chiens, les exposant ainsi à un risque accru lors de leurs promenades.
Face à cette situation, le Collège des médecins vétérinaires a lancé un appel aux autorités locales afin que le vaccin sextuple (qui protège contre plusieurs maladies, dont la maladie de Carré et le parvovirus) soit inclus systématiquement dans les campagnes de vaccination gratuites, qui se limitent actuellement à la vaccination antirabique.
Editeur : Jessica Molina