Publié le 2025-10-04 20:04:00. Une réforme de la loi Amparo, récemment adoptée au Sénat mexicain, soulève de vives inquiétudes. Des associations civiles et des députés de l’opposition dénoncent une modification qui pourrait priver les citoyens de recours juridiques essentiels, notamment pour l’accès aux médicaments et aux traitements vitaux.
- Des centaines d’enfants atteints de cancer pourraient cesser de recevoir leurs traitements.
- Les citoyens ne pourraient plus se défendre en cas de refus officiel d’un médicament ou d’un vaccin.
- Cette réforme est considérée comme une « violation évidente » de l’article 14 de la Constitution mexicaine, garantissant la non-rétroactivité des lois.
La modification de la loi Amparo, votée par la majorité du parti au pouvoir Morena et ses alliés au Sénat, est au cœur d’une controverse majeure. Selon les opposants à cette réforme, cette mesure priverait les citoyens d’un outil juridique fondamental leur permettant de faire valoir leurs droits face à l’administration, en particulier dans le domaine de la santé.
Israël Rivas, porte-parole de l’association civile « Movimiento Nacional por la Salud Papás de Niños con Cáncer » (Mouvement national pour la santé : Parents d’enfants atteints de cancer), a exprimé sa profonde indignation dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Il dénonce cette réforme comme une « attaque contre la défense des droits de l’homme » et une « violation évidente de l’article 14 de la Constitution » concernant le principe de non-rétroactivité.
« Nous condamnons cette modification de la loi Amparo et la violation évidente de l’article 14 de la Constitution, le principe de la non-rétroactivité. »
Israel Rivas, porte-parole de « Movimiento Nacional por la Salud Papás de Niños con Cáncer »
Rivas a souligné que de nombreux enfants atteints de cancer, comme sa propre fille Dana, bénéficient actuellement de suspensions provisoires leur permettant de recevoir les médicaments et traitements nécessaires. La réforme adoptée risquerait de permettre au gouvernement de « briser sa suspension » et d’interrompre ces traitements vitaux.
« Maintenant, le gouvernement, les mains dans les poches, pourra briser leur suspension et ne plus assurer leur traitement. »
Israel Rivas
Il a ajouté avec une amertume évidente :
« Merci Morena ! Merci Présidente Sheinbaum pour cette attaque contre la défense des droits de l’homme ! »
Israel Rivas
« Merci ! Vous êtes irresponsables, lâches, meurtriers. C’est ce qu’est Morena aujourd’hui. »
Israel Rivas
« Un vol terrible contre la défense des droits de l’homme. C’est une irresponsabilité que vous commettez. »
Israel Rivas
« Vous supprimez le droit à la protection de la santé. »
Israel Rivas
De son côté, le député fédéral Héctor Jaime Ramírez Barba, du parti PAN (Parti Action Nationale), a mis en garde contre les dangers de cette réforme.
« Si demain, le gouvernement ne veut pas vous donner un médicament ou un vaccin, vous ne pourrez plus vous défendre. »
Héctor Jaime Ramírez Barba, député fédéral (PAN)
Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), il a ajouté :
« C’est ce que Morena veut avec sa réforme sous protection : priver les citoyens du droit de protéger leur santé contre les abus de l’autorité. »
Héctor Jaime Ramírez Barba
Le médecin a rappelé l’importance de l’Amparo :
« Grâce à l’Amparo, des milliers de filles, de garçons, de médecins et d’infirmières ont pu vacciner contre la Covid lorsque le gouvernement refusait. »
Héctor Jaime Ramírez Barba
Il a également souligné que des traitements essentiels avaient été obtenus grâce à cette voie juridique :
« Les pénuries et les traitements garantis ont également été stoppés. »
Héctor Jaime Ramírez Barba
Cependant, il a accusé la réforme d’ouvrir la porte à l’impunité :
« Si l’État ne vous donne pas vos médicaments, s’il refuse des traitements aux patients atteints de cancer, du VIH ou du diabète, il n’y aurait aucun moyen de le contraindre à se conformer. »
Héctor Jaime Ramírez Barba
Il a conclu en accusant le parti au pouvoir :
« Morena n’affaiblit pas la justice, il met votre vie et votre santé en danger. »
Héctor Jaime Ramírez Barba
« Depuis Action Nationale, nous défendrons toujours la justice et la santé. »
Héctor Jaime Ramírez Barba
Le Sénat a ajouté, jeudi matin, un article transitoire à la réforme de la loi Amparo stipulant que les modifications seraient rétroactives. Interrogée à ce sujet lors de sa conférence de presse matinale, la présidente Claudia Sheinbaum a affirmé ne pas avoir proposé cet article transitoire, le jugeant contraire à la Constitution.
La réforme de la loi Amparo doit maintenant être examinée par la Chambre des députés dans les prochains jours.