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Choisir une activité physique appropriée favorise le bien-être psychologique et la mémoire

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Publié le 14 février 2026 08h00:00. L’activité physique régulière s’impose de plus en plus comme un allié puissant pour la santé mentale, offrant des bénéfices comparables, voire supérieurs, à certains traitements traditionnels contre la dépression. Des études récentes mettent en lumière les mécanismes biologiques et psychologiques qui expliquent cette connexion essentielle.

  • L’exercice physique renforce la santé mentale et réduit le stress.
  • Ses bienfaits peuvent surpasser ceux de certains traitements contre la dépression.
  • La cohérence et le choix personnel de l’activité sont déterminants pour maximiser ses effets.

De plus en plus solidement étayée par des preuves scientifiques, l’activité physique est désormais reconnue comme un outil précieux pour améliorer le bien-être psychologique. Selon des recherches relayées par le magazine allemand Der Spiegel, elle permet non seulement de réduire le stress et de préserver la mémoire, mais peut également constituer une alternative efficace aux approches thérapeutiques conventionnelles dans la lutte contre la dépression.

Plusieurs études récentes suggèrent que les effets bénéfiques de l’exercice peuvent être durables et significatifs, à condition d’y consacrer une attention régulière et de choisir une activité qui correspond à ses préférences personnelles.

L’interaction entre le corps et l’esprit est au cœur de ce phénomène. Stefan Westbrock, psychologue du sport à l’institut deepvelop de Hambourg, explique que l’activité physique est l’un des moyens les plus efficaces de favoriser le bien-être psychologique, de réduire le stress et de maintenir les performances cognitives.

« L’exercice affecte la production des hormones du corps, y compris celles qui régulent le stress et améliorent l’humeur. »

Stefan Westbrock, psychologue du sport

Ce lien neurobiologique se traduit par un déplacement de l’activité cérébrale, passant du cortex préfrontal, responsable de la prise de décision, vers le cortex moteur, lié au mouvement. Ce changement crée un « espace mental » propice à la créativité et permet de réduire la saturation des pensées.

Sur le plan biochimique, l’exercice influence directement les hormones du stress. En situation de pression, les glandes surrénales produisent davantage de cortisol, préparant l’organisme à faire face aux défis. Un niveau élevé et prolongé de cortisol peut cependant entraîner des troubles du sommeil, des problèmes digestifs et une vulnérabilité accrue aux maladies.

Pendant l’activité physique, l’augmentation de la fréquence cardiaque et de la respiration envoie des signaux au cerveau qui stimulent la libération de neurotransmetteurs essentiels au bien-être mental, notamment les endocannabinoïdes, qui contribuent à réduire le stress et à générer une sensation de calme ou d’euphorie. L’exercice favorise également la production de dopamine, qui augmente la motivation et soutient la persévérance, ainsi que de sérotonine, associée à une meilleure humeur.

C’est pourquoi, après une séance d’exercice, de nombreuses personnes se sentent

« plus détendues, équilibrées et mentalement mieux »

Stefan Westbrock, psychologue du sport

, a résumé Westbrock dans Der Spiegel. Ces améliorations ont un impact positif sur l’humeur, le repos, la concentration et la mémoire.

L’exercice régule également l’équilibre entre les systèmes nerveux sympathique et parasympathique, contribuant ainsi à atténuer le stress et à optimiser la régénération physique et mentale. Ces dynamiques favorisent le développement de l’hippocampe, une zone essentielle à l’apprentissage et à la mémoire. L’augmentation de la fréquence cardiaque et du flux sanguin cérébral pendant l’exercice permet un meilleur apport de nutriments et d’oxygène, renforçant ainsi les régions du cerveau liées aux fonctions cognitives.

La prévention de troubles tels que la dépression et la démence constitue l’un des apports les plus significatifs de l’activité physique régulière. Des études établissent un lien entre l’exercice et un risque réduit de maladie d’Alzheimer, ainsi qu’une amélioration des indicateurs de santé cardiovasculaire, tous deux pertinents dans la prévention de la démence.

Selon les recommandations internationales de l’Organisation Mondiale de la Santé, il est conseillé de pratiquer au moins 150 minutes d’exercice d’intensité légère ou modérée par semaine.

Une étude menée par le King’s College de Londres, citée par Der Spiegel, a révélé que consacrer seulement 15 minutes par jour à l’activité physique améliore l’humeur plus efficacement qu’une semaine de vacances dans un centre de bien-être. Que ce soit en marchant, en nageant, en dansant ou en pratiquant un sport d’équipe, l’important réside dans la fréquence et le plaisir, plutôt que dans la modalité choisie.

Adapter l’activité physique à ses motivations et à ses préférences personnelles est essentiel pour maintenir la cohérence et éviter l’abandon. Westbrock recommande d’adapter l’activité aux préférences et motivations individuelles pour maintenir la persévérance :

« Ceux qui aiment les défis mentaux s’épanouissent grâce à des disciplines exigeantes. Pour ceux qui donnent la priorité aux relations, la motivation réside généralement dans la communauté. »

Stefan Westbrock, psychologue du sport

Il n’existe pas de formule universelle pour atteindre le bien-être mental grâce à l’exercice. L’essentiel est d’intégrer le mouvement de manière équilibrée et adaptée à ses besoins personnels, sans en faire une contrainte.

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