Publié le mercredi 25 février 2026. Contrairement aux idées reçues, la sexualité reste une composante importante du bien-être à l’âge adulte, à condition de s’adapter aux évolutions physiques et émotionnelles. La psychologue et sexologue Mariana Kersz souligne l’importance du dialogue et de la créativité pour maintenir une vie sexuelle épanouie.
Loin de s’éteindre avec l’âge, le désir sexuel peut perdurer et continuer à être une source de plaisir, de connexion et de bien-être. C’est ce qu’affirme la psychologue et sexologue Mariana Kersz (@lic.marianakersz), interrogée par Clarín.
« La sexualité est pour la vie. L’âge n’est pas une limite pour le sexe », a-t-elle déclaré. Elle souligne que maintenir une activité sexuelle présente des bénéfices spécifiques pour la santé.
Sur le plan physique, le sexe peut avoir un impact positif sur le système immunitaire, en stimulant la production d’endorphines, de dopamine et d’hormones associées au bien-être. Il contribue également à la santé cardiovasculaire, en aidant à préserver la fonction cardiaque.
Mais les bienfaits ne se limitent pas au corps. « Sur le plan émotionnel, il y en a beaucoup », explique Kersz. L’activité sexuelle peut renforcer l’estime de soi, favoriser l’amour de soi, stimuler la connexion au sein du couple, améliorer la communication et permettre une meilleure connaissance de son propre corps.
Pour la spécialiste, le point de départ n’est pas une position précise, mais le dialogue et le consentement. « Ma première position préférée est toujours le dialogue et le consensus », insiste-t-elle.
Il est important de dépasser l’idée que le sexe se résume nécessairement à la pénétration. « Ne vous concentrez pas uniquement sur le sexe avec pénétration, mais explorez d’autres possibilités qui sont aussi très ludiques et qui ont les mêmes effets bénéfiques pour le corps et l’esprit », précise-t-elle.
Cette approche est particulièrement pertinente à l’âge adulte, où des situations telles que la sécheresse vaginale ou les troubles de l’érection peuvent se présenter. « Souvent, la sécheresse génère de la douleur et la pénétration n’est pas agréable. Ou bien il y a un trouble de l’érection typique de l’âge, et ces tentatives deviennent frustrantes », explique Kersz. Explorer d’autres options permet de maintenir le désir et le plaisir.
Lorsqu’une relation sexuelle avec pénétration est souhaitée, Kersz recommande d’opter pour des positions qui ne nécessitent pas de gros efforts physiques ni ne surchargent les articulations ou le dos. Elle suggère notamment :
- La position de la cuillère : les deux partenaires sont allongés côte à côte, l’un « serrant » l’autre par derrière. Cette position est simple et ne demande pas beaucoup d’effort physique, tout en favorisant la proximité et le contact.
- La position féminine dominante (sur une chaise ou dans un lit) : la femme est assise sur son partenaire. Cette position peut être plus facile pour les personnes ayant une mobilité réduite, car elle réduit le stress sur les genoux et le dos.
- Le missionnaire adapté : l’homme est au-dessus de la femme, qui est allongée sur le dos. Pour faciliter la position, il est possible de placer des oreillers sous les avant-bras de l’homme afin qu’il n’utilise pas toute sa force.
- Le missionnaire inversé : la femme est allongée sur le ventre, tandis que l’homme est derrière elle.
- La position au bord du lit : la femme est allongée sur le ventre, sur le bord du lit, avec son partenaire au-dessus d’elle.
Kersz insiste également sur l’importance de l’utilisation d’un gel à base d’acide hyaluronique pour éviter les douleurs ou les inconforts lors de la pénétration. Elle rappelle également qu’à tout âge, la protection contre les infections sexuellement transmissibles reste essentielle. « N’oubliez pas les infections sexuellement transmissibles. L’âge n’exempte pas de transmission, il ne faut donc pas ignorer la ressource du préservatif », prévient-elle.
Enfin, elle met en garde contre certains environnements potentiellement dangereux, comme la baignoire, où un manque de mobilité ou de réflexes pourrait entraîner des accidents.
« Le sexe est bien plus que la pénétration. Il n’est pas toujours nécessaire d’avoir un pénis qui fonctionne parfaitement et un vagin toujours lubrifié. »
Mariana Kersz, psychologue et sexologue
Pour Kersz, il est essentiel d’élargir sa vision de la sexualité et de se concentrer sur le plaisir, qui est un droit fondamental.