Publié le 25 février 2026 02:22:00. Un DJ de la région de Grosseto a écopé d’une amende de 1 050 € pour ne pas avoir respecté les obligations légales concernant la communication préalable d’une prestation musicale, une interprétation contestée par son association.
Le personnel du Quartier général de la police de Grosseto a récemment infligé une sanction financière de 1 050 € à un disc jockey lors d’une soirée dans un club de province. L’amende est basée sur l’application du Texte consolidé des lois sur la sécurité publique.
Selon les autorités, le musicien n’a pas fourni la déclaration requise par la loi. Cette disposition, inscrite au titre III du texte consolidé sur les lois de sécurité publique, concerne spécifiquement les spectacles et divertissements publics. L’article 75bis stipule que toute personne souhaitant réaliser, à titre onéreux, la production, la duplication, la reproduction, la vente ou l’utilisation de supports contenant des phonogrammes ou des vidéogrammes d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles doit en informer préalablement le commissaire de police.
La préfecture de police a interprété cette obligation comme s’appliquant non seulement à l’organisateur de l’événement, mais également au DJ, qui aurait dû envoyer un PEC (Poste Électronique Certifié) préventif indiquant le lieu et la date de la représentation.
Le DJ est membre de l’association « Esibirsi », qui représente environ 13 000 musiciens à travers l’Italie. Suite à la notification de l’amende, l’association a saisi son avocat, Giovanni Albanais, et a présenté une contestation.
L’avocat estime que l’interprétation adoptée par la police est juridiquement discutable.
« La règle se limite à l’utilisation d’images vidéo, de photos de films ou de séquences audiovisuelles lors des spectacles. Et même dans ce cas, la demande devrait être présentée par les gérants des salles, et non par l’artiste individuel. »
Giovanni Albanais, avocat
Selon l’association, il s’agirait du premier cas en Italie où l’article 75bis est appliqué à une prestation musicale en direct. La question centrale porte sur l’interprétation de la loi : la salle doit-elle uniquement respecter les autorisations requises pour la musique live, ou l’obligation de communication préalable incombe-t-elle également à l’artiste ?
Cette question sera désormais examinée par le juge de paix et pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble du secteur de la musique live en Italie.