Home Santé Avancées dans le traitement du cancer du sein précoce : une thérapie permet de prévenir les rechutes

Avancées dans le traitement du cancer du sein précoce : une thérapie permet de prévenir les rechutes

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Publié le 2025-10-18 07:13:00. Une avancée thérapeutique majeure pour les patientes atteintes de cancer du sein précoce vient d’être approuvée en Argentine : le ribociclib. Ce médicament, déjà utilisé pour des formes avancées, vise désormais à réduire le risque de récidive chez les femmes traitées après une chirurgie, offrant un nouvel espoir dans la lutte contre cette pathologie.

  • Le ribociclib est désormais disponible en Argentine comme traitement adjuvant du cancer du sein précoce RH+/HER2-.
  • Cette approbation fait suite à des résultats d’études montrant une réduction significative du risque de récidive par rapport à l’hormonothérapie seule.
  • L’objectif est d’améliorer les chances de guérison et la qualité de vie des patientes.

L’Institut d’Oncologie Ange Roffo met en lumière l’importance de cette nouvelle option thérapeutique. En Argentine, le cancer du sein représente 35 % des cancers féminins, avec plus de 22 000 nouveaux cas par an, plaçant le pays parmi ceux ayant l’une des incidences les plus élevées en Amérique latine. La détection précoce demeure la clé, la Société Argentine de Mastologie rappelant que le cancer du sein est guérissable dans 90 % des cas lorsqu’il est diagnostiqué à un stade initial.

Malgré ces taux de guérison encourageants, le cancer du sein reste la principale cause de décès par tumeurs chez les femmes en Argentine, entraînant environ 6 100 décès annuels, selon l’Institut National du Cancer. Les femmes de plus de 40 ans constituent la population la plus à risque, bien que des facteurs individuels et familiaux puissent augmenter la probabilité de diagnostic. D’autres facteurs de risque incluent les antécédents de radiothérapie thoracique, la prise d’hormonothérapie substitutive, certaines conditions de reproduction, le surpoids, la sédentarité et la consommation excessive d’alcool, selon le Ministère de la Santé.

Le cancer du sein, défini par une croissance incontrôlée de cellules mammaires provenant des canaux, lobules ou tissu conjonctif, se manifeste de diverses manières. Le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) aux États-Unis précise que la nature de ces cellules cancéreuses dicte le pronostic et les options de traitement. Le Dr Valéria Cáceres, oncologue médicale à l’Institut Roffo, souligne que si une masse indolore est le signe le plus courant, des changements dans la taille, la forme, l’apparence de la peau (rougeurs, capitons) ou du mamelon, ainsi que des écoulements anormaux, doivent impérativement mener à une consultation médicale.

La classification des cancers du sein, notamment par la Société Américaine du Cancer, s’appuie sur la présence de récepteurs hormonaux (œstrogène, progestérone) et de la protéine HER2. Environ 50 % des récidives surviennent dans les cinq ans suivant le diagnostic, d’où l’importance de traitements complémentaires après la chirurgie, l’hormonothérapie ou la radiothérapie. C’est dans ce contexte que l’approbation du ribociclib par l’Administration Nationale du Médicament, de l’Alimentation et de la Technologie Médicale (ANMAT) marque un tournant.

Utilisé en complément de l’hormonothérapie, le ribociclib a démontré, lors de l’étude NATALEE présentée à la réunion annuelle 2024 de la Société Européenne d’Oncologie Médicale, une réduction de 28,5 % du risque de récidive invasive par rapport à l’hormonothérapie seule. Le Dr Cáceres insiste sur le fait que cette avancée « modifie l’évolution de la maladie » et souligne également l’importance de son profil de sécurité : « Le maintien de la qualité de vie des patients était un aspect très important à prendre en compte dans le traitement. » La toxicité réduite de cette nouvelle option favorise l’observance du traitement par les patientes.

Le Dr Victoria Costanzo, chef adjointe du domaine clinique d’oncologie mammaire à l’Institut Alexander Fleming, confirme la portée de cette innovation : « Nous parlons d’un traitement à visée curative. » Elle réaffirme que le succès réside dans la détection précoce combinée à des stratégies thérapeutiques visant à éradiquer la maladie et prévenir toute rechute.

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