Publié le 16 février 2024 16:05:00. Face à la rareté et à la complexité du lymphome à cellules du manteau (LCM), des experts internationaux se sont réunis pour coordonner la recherche et optimiser les stratégies thérapeutiques, notamment en explorant le séquençage des inhibiteurs de BTK et de BCL-2 et en améliorant la thérapie CAR-T.
- La collaboration internationale est essentielle pour recruter suffisamment de patients pour les essais cliniques sur le LCM, une maladie rare.
- L’atelier a mis en évidence le besoin de mieux définir le rôle des thérapies séquentielles et combinées impliquant des inhibiteurs de BTK et de BCL-2.
- Des recherches prometteuses visent à améliorer la thérapie par cellules CAR-T, notamment par l’utilisation d’anticorps bispécifiques ou de traitements d’entretien.
Le lymphome à cellules du manteau (LCM) représente un défi thérapeutique majeur en raison de sa rareté et de sa complexité. Afin d’accélérer les progrès dans la prise en charge de cette maladie, la Lymphoma Research Foundation a organisé le Consortium et atelier scientifique sur le LCM, un événement international réunissant des médecins et des chercheurs du monde entier. L’objectif principal est de partager les dernières données, d’harmoniser les objectifs de recherche et de favoriser la collaboration pour éviter les erreurs courantes dans la conception des essais cliniques.
La Dre Julie M. Vose, MD, MBA, a souligné l’importance cruciale de cette approche collaborative.
« C’est un moyen important pour que les gens ne commettent pas les mêmes erreurs dans leurs recherches que d’autres et collaborent pour essayer de faire des essais cliniques ensemble et garantir leurs recherches. »
Julie M. Vose, MD, MBA
Elle a insisté sur la nécessité de coordonner les essais cliniques multisites pour assurer un recrutement suffisant de patients, un obstacle majeur dans la recherche sur les maladies rares.
Un thème central de l’atelier a été le besoin urgent de mieux comprendre comment combiner et séquencer les traitements existants, notamment les inhibiteurs de la tyrosine kinase Bruton (BTK) et les inhibiteurs de la BCL-2, comme le vénétoclax (Venclexta). Les participants ont également examiné les avancées dans le domaine de la thérapie par cellules T du récepteur d’antigène chimérique (CAR-T), en explorant de nouvelles stratégies pour améliorer son efficacité, telles que l’utilisation d’anticorps bispécifiques ou de traitements d’entretien pour consolider la rémission chez les patients atteints de formes agressives de la maladie.
Selon la Dre Vose, ces études séquentielles ou combinées représentent l’avenir du traitement du LCM.
« La thérapie séquentielle ou combinée et différentes études scientifiquement conçues sont probablement la voie de l’avenir. »
Julie M. Vose, MD, MBA
L’atelier, qui se tient tous les deux ans, permet aux chercheurs du monde entier de partager leurs données et leurs découvertes, et de collaborer pour améliorer les soins aux patients. La Dre Vose est titulaire de la chaire distinguée George et Peggy Payne d’oncologie, professeure à la Division d’hématologie et directrice du groupe de recherche sur le lymphome au centre médical de l’Université du Nebraska, et co-rédactrice en chef de ONCOLOGIE®.
L’événement a permis de souligner l’importance de la collaboration internationale pour faire progresser la recherche sur le LCM et offrir de nouvelles perspectives aux patients atteints de cette maladie rare et difficile à traiter.