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Cancer de la prostate : comment le détecter précocement et quels sont ses principaux symptômes

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Publié le 17 février 2026 12:29:00. Le cancer de la prostate, le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes en Argentine, est souvent détecté à un stade avancé. Un dépistage précoce, facilité par des examens simples, est crucial pour améliorer les chances de guérison.

  • Le cancer de la prostate touche un homme sur six au cours de sa vie.
  • Plus de 40 % des diagnostics sont posés à un stade avancé, réduisant l’efficacité des traitements.
  • Le dépistage doit débuter à 40 ans pour les personnes présentant des facteurs de risque génétiques, à 45 ans en cas d’antécédents familiaux et à 50 ans pour les autres.

Le cancer de la prostate représente un véritable problème de santé publique en Argentine, où il constitue la tumeur la plus courante chez les hommes. Malgré sa forte curabilité lorsqu’il est détecté à un stade précoce, de nombreux patients sont diagnostiqués trop tardivement, compromettant ainsi leur pronostic.

Selon le docteur Diego Barreiro, urologue oncologue à l’hôpital Durand (MN 95 952), « un homme sur six développera un cancer de la prostate au cours de sa vie ». Il souligne l’importance d’un diagnostic précoce : « Plus de 40 % des cas sont détectés à des stades avancés, lorsque la maladie a déjà quitté la prostate, ce qui réduit les chances de guérison. »

Les recommandations en matière de dépistage varient en fonction du risque individuel :

  • À partir de 50 ans pour les hommes sans antécédents familiaux.
  • À partir de 45 ans en cas de parent direct atteint d’un cancer de la prostate.
  • À partir de 40 ans pour les personnes présentant des mutations génétiques connues.

« L’objectif est de détecter la maladie avant qu’elle ne produise des symptômes, car dans les premiers stades, elle a de grandes chances d’être guérie », explique le spécialiste.

Le PSA (antigène spécifique de la prostate), un test sanguin, est l’outil principal de dépistage. Cependant, son interprétation doit être réalisée par un professionnel de santé. « Le PSA n’est pas un marqueur spécifique du cancer. Il peut être augmenté par une hypertrophie bénigne de la prostate, des infections urinaires, une inflammation, une activité sexuelle récente ou même du vélo », précise le docteur Barreiro. Il insiste : «Une valeur élevée ne signifie pas automatiquement un cancer, mais elle indique que des études plus approfondies sont nécessaires. »

En novembre 2025, la « Course Céleste » pour la sensibilisation au cancer de la prostate et la santé des hommes. (Photo : avec l'aimable autorisation du Dr Diego Barreiro)

En novembre 2025, la « Course Céleste » a eu lieu pour sensibiliser au cancer de la prostate et à la santé des hommes. (Photo : avec l’aimable autorisation du Dr Diego Barreiro)

Plusieurs méthodes de diagnostic sont disponibles, adaptées à chaque situation :

  • Examen rectal.
  • Imagerie par résonance magnétique multiparamétrique ou biparamétrique.
  • Échographie de la prostate.
  • Biopsie prostatique.

« L’IRM nous permet aujourd’hui d’identifier plus précisément les patients qui nécessitent une biopsie et ceux qui peuvent s’en passer, évitant ainsi des procédures inutiles », explique le docteur Barreiro.

Concernant l’examen rectal, il précise : « Il reste un outil utile, mais n’est plus systématiquement la première étape. Chez certains patients avec un PSA normal, il peut même être évité. »

L’un des principaux obstacles est le fait que le cancer de la prostate à un stade précoce est souvent asymptomatique, ce qui souligne l’importance du dépistage régulier. « Lorsque les symptômes apparaissent, la maladie est souvent déjà avancée », explique le spécialiste. Parmi les signes d’alerte, on peut citer :

  • Difficulté à uriner ou jet faible.
  • Présence de sang dans l’urine ou le sperme.
  • Douleur osseuse persistante.
  • Douleurs pelviennes ou lombaires sans cause apparente.

Le docteur Barreiro souligne également l’existence de barrières culturelles qui freinent la consultation médicale. « Il subsiste encore une certaine peur ou une gêne liée à l’examen de la prostate, ce qui conduit de nombreux hommes à consulter trop tardivement », déplore-t-il.

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Enfin, le docteur Barreiro lance un message clair : « Un contrôle urologique annuel est simple et peut sauver des vies. Détecté à temps, le cancer de la prostate offre d’excellentes perspectives de traitement et de guérison. »

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