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Cancer de l’oropharynx dû au cas de VPH d’Anthony Perriam

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Publié le 2024-02-29 10:30:00. Une simple boule dans le cou, initialement indolore, a alerté Anthony Perriam, un père de famille gallois, sur un cancer de l’oropharynx lié au virus du papillome humain (VPH), soulignant l’importance d’une vigilance accrue chez les hommes face à cette infection sexuellement transmissible.

  • Le cancer de l’oropharynx, affectant la base de la langue et la gorge, est de plus en plus souvent associé au VPH.
  • Le diagnostic précoce est crucial, car un traitement rapide peut éviter des interventions chirurgicales lourdes et même sauver des vies.
  • La vaccination contre le VPH est un moyen efficace de prévention, recommandé pour les filles et les garçons.

Anthony Perriam, 42 ans, de Cardiff, au Pays de Galles, a découvert une petite bosse dure sous sa mâchoire droite à son retour de vacances en mars 2023. Sans douleur ni gêne apparente, il a néanmoins consulté son médecin par précaution. Les examens complémentaires – tomodensitométrie, biopsie et imagerie par résonance magnétique (IRM) – ont révélé un cancer de l’oropharynx lié au virus du papillome humain (VPH).

La tumeur était située à la base de sa langue et s’était propagée aux ganglions lymphatiques du cou. Selon le Conseil de santé universitaire de Cardiff et Vale du NHS de Gales, le traitement a nécessité une intervention chirurgicale et des thérapies spécialisées pour contrôler la maladie. Les médecins ont souligné que sans un diagnostic rapide, une ablation partielle de la langue aurait pu être nécessaire, voire sa vie mise en danger.

M. Perriam a confié qu’il ignorait que le VPH pouvait provoquer un cancer chez les hommes. Cette méconnaissance est courante, le débat public se concentrant traditionnellement sur le cancer du col de l’utérus.

Qu’est-ce que le cancer de l’oropharynx et quel est son lien avec le VPH ?

Le cancer de l’oropharynx affecte l’arrière de la gorge, incluant la base de la langue, les amygdales et la partie postérieure du palais mou. Il fait partie des cancers de la tête et du cou. Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains indiquent que le virus du papillome humain, en particulier le type 16, est impliqué dans une proportion importante de ces tumeurs : entre 60 % et 70 % des cas aux États-Unis sont liés au VPH.

Le virus se transmet principalement par contact sexuel, y compris les rapports oraux. Dans la majorité des cas, le système immunitaire parvient à éliminer l’infection sans conséquences. Cependant, si le virus persiste pendant des années, il peut entraîner des modifications cellulaires augmentant le risque de cancer.

L’Institut national du cancer des États-Unis (NCI) précise que les cancers de l’oropharynx liés au VPH sont généralement diagnostiqués chez des personnes plus jeunes que celles atteintes de cancers liés au tabac et à l’alcool, et qu’ils répondent souvent mieux aux traitements, bien que des complications puissent survenir.

Signes à ne pas ignorer

Dans le cas d’Anthony Perriam, la seule manifestation initiale était une boule persistante dans le cou, signe que les ganglions lymphatiques réagissaient à la présence de la tumeur. D’autres symptômes peuvent également signaler un problème :

  • Douleur en avalant
  • Sensation d’avoir quelque chose coincé dans la gorge
  • Changements de voix
  • Douleur à l’oreille sans cause apparente
  • Plaies buccales qui ne guérissent pas

Il est conseillé de consulter un médecin si ces symptômes persistent plus de deux semaines. Un diagnostic précoce peut réduire la nécessité de traitements invasifs et améliorer le pronostic.

VPH chez l’homme : un risque sous-estimé

Le VPH est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus courantes au monde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la plupart des personnes sexuellement actives seront infectées par le virus au cours de leur vie. Si l’attention médiatique s’est longtemps concentrée sur le cancer du col de l’utérus, les données actuelles montrent que l’impact du VPH chez les hommes est également significatif. Les CDC rapportent qu’environ un homme sur dix peut développer une infection orale au VPH à un moment donné.

Dans plusieurs pays développés, l’incidence du cancer de l’oropharynx associé au VPH a augmenté régulièrement ces dernières décennies. Dans certaines régions, elle dépasse désormais le cancer du col de l’utérus en tant que tumeur la plus fréquente liée au VPH.

L’expérience d’Anthony Perriam illustre ce constat : le virus ne fait pas de distinction entre les sexes.

Traitement et conséquences possibles

Le traitement du cancer de l’oropharynx dépend de la taille de la tumeur et de son étendue. Il peut inclure une intervention chirurgicale, une radiothérapie, une chimiothérapie, ou une combinaison de ces approches. Dans le cas de M. Perriam, l’opération visait à retirer la tumeur et les ganglions lymphatiques affectés, tandis que la radiothérapie devait détruire les cellules cancéreuses restantes. La chimiothérapie peut être envisagée en cas de risque de propagation.

Bien que les tumeurs liées au VPH répondent généralement mieux au traitement que celles associées au tabagisme, les procédures peuvent affecter des fonctions telles que la parole et la déglutition. Une rééducation post-opératoire est essentielle pour favoriser la récupération.

L’Institut national du cancer souligne que les progrès des techniques chirurgicales et de la radiothérapie permettent une meilleure préservation des fonctions, mais que l’impact physique et émotionnel nécessite un suivi médical continu.

Prévention : vaccin et dépistage précoce

Le vaccin contre le VPH est l’outil de prévention principal. L’OMS et les CDC recommandent sa vaccination chez les filles et les garçons avant le début de leur vie sexuelle. Il est également envisagé pour les adolescents et les jeunes adultes qui n’ont pas été vaccinés pendant leur enfance. Le vaccin protège contre les types de VPH responsables de la majorité des cancers liés au virus, y compris ceux de l’oropharynx.

Anthony Perriam insiste sur un message clair : toute bosse ou symptôme persistant au niveau du cou ou de la gorge doit inciter à consulter un médecin. Un diagnostic précoce augmente considérablement les chances de succès du traitement.

L’histoire d’Anthony Perriam met en lumière le lien entre le virus du papillome humain et le cancer de l’oropharynx, une maladie touchant la base de la langue et la gorge, dont l’incidence a augmenté chez les hommes ces dernières décennies. Les organisations telles que les CDC, l’OMS et l’Institut national du cancer soulignent l’importance de la vaccination et de la consultation médicale en cas de symptômes persistants, tels que des bosses dans le cou ou des difficultés à avaler, pour réduire les risques et améliorer le pronostic.

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