Dans l’univers impitoyable de « The Traitors : Célébrités », une nouvelle théorie vient de bouleverser la donne : le « syndrome du gros chien ». Loin des manigances habituelles, cette dynamique promet de pimenter le jeu en introduisant une complexité inédite par rapport à la version originale.
L’épisode de mercredi soir, le troisième de cette saison très attendue sur la BBC, a été le plus dramatique à ce jour. Les téléspectateurs ont assisté à l’élimination (ou « banishment ») du youtubeur Niko Omilana et de l’actrice de soap opera Tameka Empson, soupçonnés par leurs pairs d’être des Traîtres. Parallèlement, le trio de Traîtres – l’animateur Jonathan Ross, le comédien Alan Carr et la chanteuse Cat Burns – a décidé d’éliminer le plongeur olympique Tom Daley (« murder »). La fin de l’épisode a vu les Traîtres jeter leur dévolu sur l’actrice Ruth Codd, la chanteuse Charlotte Church et l’historien David Olusoga, désignant ainsi leurs prochaines cibles potentielles.
Jusqu’à présent, les Traîtres avaient réussi à opérer dans l’ombre, leurs identités restant largement insoupçonnées lors des votes tendus des conseils. Cependant, l’épisode de mercredi a semé le trouble lorsque le joueur de rugby Joe Marler a dévoilé une théorie intrigante. Plus tôt dans l’émission, lors d’une conversation avec le comédien Joe Wilkinson, Marler avait suggéré que l’animatrice Claudia Winkleman avait orchestré une rivalité secrète entre les deux personnalités les plus en vue du jeu : Jonathan Ross et Stephen Fry.
« Peut-être que Claudia a créé une guerre entre l’équipe des Traîtres, menée par le gros chien – Jonathan – contre l’équipe des Fidèles, menée par le gros chien des Fidèles, Stephen… elle s’est dit : ‘Je veux voir quelle équipe va gagner maintenant’ », a ainsi théorisé le rugbyman de 35 ans.
Joe Wilkinson a abondé dans ce sens, estimant que, compte tenu de l’intelligence de renommée mondiale de Stephen Fry, il pourrait être l’une des rares personnes capables de « décoder » le jeu et de démasquer les Traîtres. Dans un élan audacieux, Marler et Wilkinson ont présenté cette théorie lors du conseil. Wilkinson a même suggéré que Jonathan Ross était un traître se dissimulant à la vue de tous, bien qu’il ait erronément supposé que Ross était le responsable de l’élimination de Paloma Faith lors de l’épisode précédent, alors qu’elle avait été trahie par sa proche amie, Alan Carr.
Malgré sa théorie, Joe Marler a voté contre l’animatrice Kate Garraway lors du conseil de mercredi, un choix qui s’est avéré inutile puisque personne d’autre ne l’a désignée. Cette divergence d’opinion a semé la confusion, laissant les Traîtres dans une position délicate.
Le « syndrome du gros chien » met désormais Jonathan Ross sous les feux des projecteurs. Le fait qu’il soit devenu la cible des soupçons, notamment de la part de Ruth Codd lors du conseil, signifie que toute élimination future d’une personne le suspectant ne fera qu’attirer davantage l’attention sur lui. Si Jonathan Ross venait à être banni, les Traîtres pourraient alors envisager de recruter Stephen Fry, non seulement pour renforcer leurs rangs, mais aussi pour anéantir complètement cette théorie.
Cette dynamique prouve que « The Traitors : Célébrités » peut apporter une dimension nouvelle par rapport à la version originale. Si le format phare a déjà vu émerger des personnalités marquantes, aucune n’avait une renommée telle que les autres dans la version civile, garantissant ainsi une forme d’égalité. Jonathan Ross et Stephen Fry, en revanche, occupent une place singulière dans l’histoire culturelle britannique, leur conférant un certain pouvoir sur les autres participants. Si le jeu se résume à une confrontation entre ces deux titans, le public pourrait assister à un véritable choc des générations.
Cependant, les Fidèles ont maintes fois démontré leur caractère capricieux et leur mémoire sélective, si bien que cette théorie pourrait rapidement n’être qu’une anecdote dans l’histoire du jeu. Seul l’avenir nous le dira.
« The Celebrity Traitors » est diffusé les mercredis et jeudis à 21h sur BBC One.