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Comment Nejc Hojc veut redéfinir le vieillissement

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Publié le 2025-10-19 10:49:00. L’âge biologique ne se résume pas à un simple chiffre, mais à une constellation de facteurs dynamiques. Un expert souligne l’importance d’une approche holistique pour comprendre et optimiser la santé, particulièrement après 50 ans.

  • L’âge biologique, loin d’être une valeur fixe, est une mosaïque reflétant la réponse du corps au stress, sa capacité de récupération, l’équilibre hormonal et le fonctionnement métabolique.
  • Une vision globale combinant analyses ADN, hormonales, du microbiome et diagnostics de performance est essentielle pour identifier les signaux d’alerte précoces.
  • Après 50 ans, les objectifs de santé évoluent : la préservation des capacités et la qualité de vie prennent le pas sur la performance pure.

Selon Nejc Hojc, expert en longévité, vouloir évaluer l’âge biologique par un seul test revient à vouloir cartographier la Suisse entière avec la seule carte de Zurich. « Il manque la carte routière complète », illustre-t-il. C’est pourquoi son équipe privilégie une analyse multidimensionnelle. Les données issues des analyses d’ADN, hormonales, du microbiome, ainsi que les résultats de diagnostics de santé et de performance (VO2 max, analyse du stress, métabolisme respiratoire, analyses sanguines) sont croisés pour mieux cerner les signaux faibles. L’objectif est de corriger la trajectoire avant que des blocages majeurs ne surviennent.

L’expérience de Hojc montre que les priorités des clients quinquagénaires et plus diffèrent radicalement de celles des plus jeunes. Si la quête de performance ou l’apparence physique dominent souvent chez les plus jeunes, l’enjeu, avec l’avancée en âge et l’apparition de douleurs ou blessures, devient le maintien des capacités fonctionnelles année après année. Il s’agit de préserver l’essentiel : des mouvements sans douleur, une résilience quotidienne et une bonne capacité de régénération. « Nous protégeons ce qui compte le plus, car nous savons précisément où se situent vos vulnérabilités », explique Hojc. La longévité n’est donc pas une course effrénée vers une ligne d’arrivée, mais un parcours ajusté en temps réel, assurant non seulement des années supplémentaires, mais des années vécues pleinement et avec confiance.

« Après 50 ans, le terrain physique se modifie », constate Nejc Hojc. Les désagréments tels que la prise de poids, le manque de sommeil, les coups de fatigue ou la confusion mentale ne sont pas une fatalité liée au vieillissement, mais plutôt des indicateurs d’une trajectoire santé erronée. Les hormones perdent de leur stabilité, l’efficacité des mitochondries (véritables moteurs cellulaires) diminue, l’inflammation silencieuse s’intensifie et le métabolisme ralentit. Il est alors impératif d’agir : « Recalibrez vos hormones, redynamisez vos mitochondries, combattez l’inflammation et ajustez votre métabolisme. Vous gardez les commandes, mais la route anatomique se rétrécit », conseille le spécialiste. Il souligne que ne pas disposer de données claires sur sa santé augmente le risque d’être confronté aux « plus grandes menaces pour la longévité : maladies cardiovasculaires, maladies neurodégénératives, diabète, cancer, ostéoporose ». Ces pathologies ne surgissent pas de nulle part ; le corps envoie des signaux avant-coureurs bien avant un diagnostic, tels que des modifications des marqueurs métaboliques, une capacité de régénération diminuée, une inflammation progressive ou une résilience cardiovasculaire en baisse. « Lorsque nous reconnaissons ces signes avant-coureurs, nous intervenons avec un entraînement musculaire ciblé, un entraînement métabolique pour maintenir les systèmes énergétiques, des stratégies nutritionnelles anti-inflammatoires et des méthodes de régénération pour restaurer la résilience », détaille Hojc, citant des exemples de clients ayant obtenu des progrès mesurables en quelques mois grâce à ces approches.

Le maintien d’une musculature et d’une ossature solides est un pilier fondamental d’une vie active et indépendante à un âge avancé. La masse musculaire, souvent sous-estimée, est un marqueur clé du vieillissement en bonne santé. L’endurance seule ne suffit pas à prémunir contre la fragilité. Une approche structurée et basée sur des données est primordiale : la stabilité et la mobilité priment, suivies d’un stress contrôlé, le tout couplé à une régénération adéquate pour progresser. Même après 60 ans, Hojc est convaincu qu’une forme optimale est accessible. « La longévité n’a de sens que si on la vit réellement », affirme-t-il, soulignant que vivre pleinement signifie être présent, fort et déterminé. Pourtant, le constat est préoccupant : « J’ai lu récemment que les gens dans le monde passent en moyenne 9,6 ans de leur vie malades et en mauvaise santé. » En Suisse, plus de 6 % des adultes vivent avec le diabète, et plus d’une femme sur cinq de plus de 50 ans souffre d’ostéoporose. Ces conditions représentent des freins majeurs à une vie épanouie. Sans une prise en charge proactive, les dernières décennies de vie risquent de se résumer à une simple survie.

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